Quelle matière privilégier pour un processus de pasteurisation ?

Quelle matière privilégier pour un processus de pasteurisation ?

un processus de pasteurisation

 

La consommation de certains aliments crus comme les œufs, le lait et les préparations non cuites à base de ces ingrédients (mousse au chocolat maison, fromage au lait cru…) présente un risque d’intoxication alimentaire. Or, chez les personnes ayant un système immunitaire fragile, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées, les intoxications alimentaires peuvent être particulièrement dangereuses. La pasteurisation de certains aliments permet alors de garantir leur sécurité sanitaire, mais également d’augmenter leur durée de conservation. Mais qu’est-ce que la pasteurisation ? Quels sont les aliments généralement pasteurisés et quelle matière d’emballage utiliser pour les conditionner ?

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Quelle matière privilégier pour emballer les produits surgelés ?

Quelle matière privilégier pour emballer les produits surgelés ?

Très appréciés par les consommateurs pour leur commodité, les produits surgelés permettent de lutter contre le gaspillage alimentaire. En effet, à une température inférieure à -18°C, l’activité et le développement des micro-organismes sont considérablement ralentis, ce qui augmente la durée de conservation des aliments, tout en préservant leurs qualités nutritives et leurs propriétés organoleptiques.

Mais si la température de conservation est un critère important, l’emballage joue également un rôle essentiel dans la préservation des denrées alimentaires surgelées.

Avant de discuter des matières les plus couramment utilisées pour emballer les produits surgelés, commençons par faire un point sur le procédé de conditionnement et sur les propriétés requises de l’emballage.

Comment les produits surgelés sont-ils conditionnés ?

Avant d’être emballées, les denrées alimentaires fraichement préparées sont tout d’abord surgelées. Il convient de distinguer la surgélation de la congélation. La congélation est un procédé lent, la température de -18°C au cœur de l’aliment étant atteinte en plusieurs heures dans un environnement à température similaire (-18°C à -24°C en général). Ce procédé utilisé par les particuliers génère de gros cristaux de glace perforant les aliments, ce qui altère leur texture et leur saveur. La surgélation, procédé industriel, permet d’atteindre -18°C en quelques minutes seulement via une température beaucoup plus basse. Ce refroidissement bien plus rapide permet une cristallisation fine de l’eau contenue dans les aliments, leur texture et leur saveur étant ainsi préservées.

Après l’étape de surgélation, vient la phase de conditionnement à proprement parler. En général le conditionnement se fait dans un environnement frais (quelques degrés), de manière à ce que le produit surgelé qui ne séjourne que brièvement dans cette zone ne risque pas de décongeler. Parmi les procédés de conditionnement automatique les plus utilisés dans le domaine du surgelé, on trouve l’emballage d’un produit en vrac (légumes, frites, plats cuisinés…) dans un sachet plastique sur ligne VFFS (Vertical Form Fill Seal), ainsi que l’emballage individuel dans un film plastique sur machine flowpack (pizzas, steaks hachés…) suivi d’une mise en carton (emballage secondaire).

Le produit surgelé emballé est ensuite stocké à une température inférieure à -18°C pour une conservation optimale.

Les propriétés de l’emballage pour produits surgelés

L’emballage primaire des produits surgelés doit tout d’abord être apte au contact alimentaire afin de respecter une certaine inertie vis-à-vis de la denrée alimentaire, c’est-à-dire ne pas lui transférer de substances dans des proportions supérieures aux seuils fixés par la réglementation.

Il doit également être étanche pour éviter les contaminations, préserver le produit surgelé (limiter sa déshydratation, son oxydation et conserver ses arômes), limiter la formation de cristaux de glace à la surface des aliments, ainsi qu’éviter les fuites liquides lorsque l’on souhaite décongeler l’ensemble du sachet.

Le film plastique doit par ailleurs présenter une bonne soudabilité, d’autant plus que les soudures sont généralement réalisées dans un environnement frais. Une couche soudante à bas point de fusion en PEBD (polyéthylène basse densité) est donc souvent utilisée.

L’emballage externe peut être opaque si on souhaite cacher l’aspect du produit surgelé, ou au contraire transparent et brillant pour le mettre en évidence.

Enfin, une bonne résistance mécanique à froid est exigée pour l’emballage externe qui subira les contraintes mécaniques. Les films plastique à base de PEBD sont recommandés puisqu’ils présentent une bonne résistance au déchirement à basse température. Une part de PE métallocène est souvent incorporée au PEBD de manière à améliorer davantage la résistance mécanique du film, certains produits surgelés comme les crevettes par exemple étant particulièrement coupants et perforants.

Quelques exemples d’emballages de produits surgelés

En fonction du produit surgelé, on peut trouver différents types d’emballages. L’emballage d’un produit en vrac est souvent différent de celui qui contient une pizza ou encore des filets de poisson.

Les produits surgelés en vrac (légumes, frites, plats cuisinés…) sont souvent conditionnés dans des sachets en PEBD blanc sur une ligne VFFS.

Un film PEBD présente une barrière moyenne à l’humidité et une mauvaise barrière aux gaz (oxygène, arômes…). Cependant, cela suffit souvent pour apporter une longue durée de conservation aux denrées alimentaires surgelées, car les phénomènes de migration, d’oxydation et de développement des micro-organismes sont ralentis à basse température. Les films mono-matière PE ont par ailleurs l’avantage d’être recyclables.

Les films mono-matière en PP ne sont, quant à eux, pas préconisés pour le vrac surgelé. En effet, le PP se rigidifie à basse température, ce qui rend le film plus fragile. Les soudures deviennent alors trop cassantes et la résistance au déchirement trop faible pour assurer un procédé de conditionnement et une manipulation des sachets sans rupture du film.

Si on souhaite apporter de la brillance, protéger l’impression et apporter de la rigidité ou un effet craquant au sachet, un film complexe de type PET/PE, OPP/PE ou PA/PE peut être utilisé. Un film barrière de type PA/PE permet également d’emballer sous vide (pavés de saumon…), ce qui présente différents avantages : gain de place, durée de conservation plus longue, et moins de cristaux de glace formés à la surface du produit. Les emballages complexes sous vide sont généralement transparents de manière à mettre en évidence le produit. Un complexe de type PE-PE/EVOH/PE pourrait également être utilisé à ce niveau car il présente les avantages des complexes conventionnels tout en étant à la fois barrière et recyclable.

Enfin, les emballages de produits type pizzas, hamburgers ou steaks hachés sont généralement composés d’un emballage primaire individuel en PE ou en PP (flowpack) et d’un carton faisant office de suremballage. La faible résistance mécanique du PP à basse température n’est pas un problème dans ce cas, l’emballage externe en carton encaissant les contraintes mécaniques.  

Si le PEBD reste la matière plastique prédominante, différents emballages peuvent être utilisés pour protéger et promouvoir au mieux chaque type de produit surgelé.

Guide de l’emballage

Quels sachets plastique sont recyclables et dans quelles filières ?

Quels sachets plastique sont recyclables et dans quelles filières ?

Ils entourent les bouteilles d’eau, emballent les barres de céréales ou les chips : les films et sachets plastique mis sur le marché français représentent chaque année 280 000 tonnes. Pour ne pas polluer l’environnement et notamment les océans, les emballages plastique doivent être collectés et recyclés. Grâce à la mise en place en France de l’extension des consignes de tri à tous les emballages plastique, 18 millions de Français peuvent déjà déposer films et sachets plastique dans les bacs de tri, et ce sera le cas pour 100% des Français fin 2022. Après une introduction sur le recyclage, nous verrons dans cet article si tous les films plastique sont recyclables et lesquels sont effectivement recyclés.

 

Le recyclage des plastiques

Le recyclage fait partie intégrante du modèle économique circulaire, au même titre que l’éco-conception des produits et que leur réutilisation. Il consiste à récupérer certains déchets afin de les réintroduire après traitement dans de nouveaux produits. Ce mode de gestion des déchets présente deux avantages principaux : il est plus respectueux de l’environnement que la mise en décharge ou l’incinération, et il permet de préserver les ressources naturelles. La feuille de route pour l’économie circulaire du ministère de la transition écologique présente même l’objectif ambitieux de tendre vers 100% de plastiques recyclés en 2025.

Les foyers disposent généralement d’un bac ou d’un conteneur de tri afin d’y déposer les déchets destinés à être recyclés. Ces derniers sont collectés et envoyés dans un centre de tri qui va séparer les différents matériaux (papier, carton, acier, aluminium, plastiques…) par différentes méthodes (mécanique, manuelle, optique…). Les différents plastiques (PE, PP, PET…) peuvent même être séparés entre eux par tri optique Infrarouge. Les déchets triés sont alors compactés sous forme de grands cubes appelés balles. A l’issue de l’étape de tri, des balles relativement homogènes sont constituées : on peut trouver par exemple des balles de bouteilles en PET ou des balles de film en PE.
Le recyclage à proprement parler intervient après les étapes de collecte et de tri des déchets. Le recycleur reçoit la balle de déchets plastique et effectue une nouvelle opération de tri, de manière à extraire les résidus de matériaux polluant la balle. Les déchets sont ensuite broyés et lavés dans de l’eau chaude avec de la soude. Cette étape de lavage permet aussi de faire une dernière opération de tri par densité. Les paillettes ayant une densité supérieure à celle de l’eau coulent (PET, PS, PLA, PVC…), celles ayant une densité inférieure flottent (PE, PP, PS expansé). Les broyats récoltés sont ensuite extrudés sous forme de granulés pouvant être incorporés par les transformateurs (extrudeurs, injecteurs…) dans de nouveaux produits.

 

La recyclabilité des sachets plastique

Si l’on pense (à tort) que les sachets plastique sont irrécupérables, c’est probablement en raison de leur persistance dans l’environnement suite à leur mise à décharge ou en cas d’abandon sauvage. Pourtant, il est souvent possible de les recycler, à condition que leur conception préalable le permette.

Quel est, dans ce cas, le type de sachet plastique à privilégier ? En pole position se trouvent les sachets mono-matière, plus facilement recyclables que les sachets dit « complexes ». Le film des sachets complexes étant constitué de plusieurs couches de matières différentes (PET/Alu/PE, PET métallisé/PE, papier/PE…), envisager leur recyclage revient à rajouter une étape particulièrement compliquée : la séparation des matières. Même si c’est parfois réalisable techniquement, la séparation des matières d’un film complexe est un procédé beaucoup plus lourd à mettre en place que le recyclage mécanique d’un film monomatière. La voie monomatière, beaucoup plus simple, est a priori plus économique et moins énergivore, donc plus éco-responsable. Les polymères les plus utilisés pour fabriquer des sachets monomatière sont le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP), deux thermoplastiques parfaitement recyclables. Dans le cas d’un sachet zip, la matière du profil de fermeture devra bien sûr être de même nature que celle du film mono-matière utilisé.

 

Quelles sont les filières de recyclage disponibles aujourd’hui pour les films plastique ?

La seule filière de recyclage réellement développée à ce jour en France dans le cas des films et des sachets plastique est celle du polyéthylène.

Barbier, spécialiste de la fabrication de film de regroupement et de sacs poubelle, recycle des films d’origine industrielle, commerciale et agricole sur son site de Sainte-Sigolène dans la Loire. De nouveaux investissements lui permettraient même de recycler les films ménagers.

Le groupe français Excelrise recycle également des déchets industriels et commerciaux et produit un film PE 100% recyclé, utilisé notamment en tant que film de fardelage pour les cannettes de bière Carlsberg.

TT Plast, PME du Nord-Pas-de-Calais, fabrique pour Auchan des sacs de caisse réutilisables en PE recyclé, la matière pouvant être issue de déchets tels que des films de palettisation.

Pour finir, l’entreprise Machaon créée en 2013 et implantée à Châlons-en-Champagne s’est spécialisée dans le recyclage de films PE issus des déchets ménagers. Grâce à cette entreprise, l’extension des consignes de tri aux films plastique prend tout son sens, puisque les films PE post-consommateur y sont broyés, lavés et regranulés. Machaon propose ensuite aux transformateurs son PE recyclé sous forme de granules noires ou grises. L’entreprise produit en 2019 environ 700 tonnes de PE recyclé par mois, production vendue et exportée dans toute l’Europe.

On recycle, aujourd’hui en France, des films PE d’origines diverses : ménagère, industrielle, commerciale ou agricole. Mais en 2019, il n’existe pas encore de PE recyclé apte au contact alimentaire. L’EFSA (European Food Safety Authority) a défini des critères d’évaluation de l’aptitude au contact alimentaire pour le PET recyclé (utilisé dans les bouteilles d’eau notamment), mais pas encore pour le PE recyclé. Il conviendrait, pour la suite, d’en définir également pour le PE, car pour le moment seuls les emballages PE qui ne sont pas en contact direct avec les aliments peuvent être fabriqués en PE recyclé (sacs poubelle, emballages secondaires…).
La filière PP est actuellement à l’étude, la quantité modérée du gisement disponible étant le frein principal. Le développement d’une filière pour les sachets complexes est encore plus difficile étant donné la diversité des matières associées en films multi-couches.

Pour en savoir plus sur la politique de gestion des déchets de Flexico, rendez-vous sur la page Flexico, un acteur éco-responsable. Pour aller plus loin, découvrez notre Livre Blanc sur la Réforme de l’Économie Circulaire.

Guide de l’emballage

Qu’est-ce qu’un emballage bio ?

Qu’est-ce qu’un emballage bio ?

Le bio se développe de plus en plus avec l’évolution des préoccupations environnementales des consommateurs. Dans l’agro-alimentaire, ce terme désigne les produits bénéficiant d’un agrément réglementant les modalités de production (interdiction d’utiliser des produits chimiques de synthèse, pas d’OGM…). Dans l’emballage, le bio n’a pas la même signification. Selon European Bioplastics, la production mondiale de bioplastique était de 2 millions de tonnes en 2017, soit un peu moins de 1 % de la production totale de plastique. Les bioplastiques sont principalement utilisés dans le domaine de l’emballage, les matières biosourcées non biodégradables représentant environ la moitié du volume, et les matières biodégradables l’autre moitié.

1) Les emballages biosourcés

Les emballages biosourcés sont issus de ressources renouvelables et permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre
Le terme « biosourcé » fait référence à l’origine renouvelable de la matière composant l’emballage. Les plastiques biosourcés sont fabriqués à partir de la biomasse, qui est renouvelable à l’échelle humaine. Ils sont issus, entre autres, d’amidon (maïs, pomme de terre, blé, manioc, riz), de sucre (canne à sucre ou betterave sucrière), d’huiles végétales (huile de ricin…) ou encore de cellulose (bois, coton…). Les plastiques conventionnels d’origine fossile ne rentrent pas dans cette catégorie, car le pétrole met des millions d’années à se former.
Un emballage plastique biosourcé peut l’être à 100 % ou partiellement, et être biodégradable ou non. Si les plastiques biodégradables ne sont pas forcément biosourcés, ils le sont aujourd’hui souvent au moins en partie. Les emballages plastiques biosourcés non biodégradables (bouteilles en bio-PET, films et sachets en bio-PE…) pourront généralement être recyclés dans les mêmes filières de recyclage que leurs homologues pétrosourcés. En effet, l’origine biosourcée ou pétrosourcée du PET ou du PE par exemple n’a pas d’influence sur leur structure chimique.
La production mondiale de plastique biosourcé était de 1,2 million de tonnes en 2017 et devrait continuer d’augmenter. L’intérêt majeur de ce type de plastique, en plus d’utiliser une matière première renouvelable, est d’avoir un bilan carbone neutre. En effet, le carbone d’un polymère biosourcé provient du CO2 présent dans l’air qui a été fixé par les végétaux au cours de leur croissance via le processus de photosynthèse. Cette absorption de CO2 permet de compenser les émissions générées au cours de la production de la matière plastique. L’utilisation d’un plastique biosourcé permet donc de préserver les ressources de la planète et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

2) Les emballages biodégradables

Les emballages biodégradables ont la capacité de se décomposer naturellement sous l’action de micro-organismes
Les emballages biodégradables (PLA, PHA, PBS, PBAT et autres polyesters biodégradables), qu’ils soient biosourcés ou non, ont la propriété de pouvoir être décomposés par des micro-organismes (bactéries, champignons ou algues) sous forme de dioxyde de carbone, d’eau et de biomasse. La fin de vie de ces produits est donc respectueuse de l’environnement lorsqu’elle se déroule de manière adéquate. Ainsi, un emballage compostable ne laissera pas de débris ou de microparticules de plastique après quelques mois passés dans un compost, les conditions de dégradation (humidité, oxygène et température) y étant favorables. Cependant, les emballages biodégradables n’apportent pas une véritable solution à la pollution des océans par les déchets plastique. En effet, contrairement aux emballages en PE et en PP qui flottent, les emballages biodégradables coulent généralement au fond de l’eau, où ils ne disposent pas de conditions favorisant leur dégradation (chaleur, oxygène, UV…), cette dernière sera par conséquent considérablement ralentie. Par ailleurs, l’abandon sauvage est susceptible d’être plus important dans le cas des emballages biodégradables, car on pense à tort que ces emballages vont se dégrader rapidement dans la nature dans n’importe quelles conditions. Les matériaux biodégradables ayant une durée de vie limitée, ils sont souvent utilisés pour des produits à usage unique (sacs plastique pour fruits et légumes, vaisselle jetable…), c’est-à-dire non réutilisables. Les emballages biodégradables ne sont généralement pas recyclables en d’autres emballages, alors que le recyclage des emballages plastiques conventionnels en PE, PP ou PET permet de préserver les ressources naturelles. La collecte des emballages biodégradables et leur traitement dans des composteurs industriels sont rarement organisés, ainsi une grande partie de ces emballages chers à produire finit incinérée, la plupart des ménages n’étant pas équipés pour le compostage (certaines matières biodégradables comme le PLA se dégradant de plus assez mal dans des conditions domestiques où la température du compost n’est pas très élevée).
Malgré ces quelques inconvénients, les plastiques biodégradables restent des matières adaptées aux emballages à usage unique, tant qu’elles ne viennent pas polluer les filières classiques de recyclage. La production mondiale de plastique biodégradable était de presque 1 million de tonnes en 2017 et elle continue de croître.

Qu’ils soient biosourcés ou biodégradables, les emballages bio présentent des avantages : préservation des ressources de la planète et réduction des gaz à effet de serre pour les premiers, fin de vie respectueuse de l’environnement pour les seconds.
Si les bioplastiques représentent en 2017 moins de 1 % du marché mondial des polymères, leur production est en croissance et ces matériaux devraient continuer à se développer dans les prochaines années.

Pour en savoir plus sur la politique de gestion des déchets de Flexico, rendez-vous sur la page Flexico, un acteur éco-responsable. Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez notre Livre Blanc sur la Réforme de l’Économie circulaire !

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Quelle matière privilégier pour emballer les produits frais ?

Quelle matière privilégier pour emballer les produits frais ?

Les produits alimentaires constituent une catégorie particulière parmi les marchandises vendues. Les pouvoirs publics et les consommateurs exercent une grande vigilance quant à la qualité et à l’absence de toxicité dans ces produits, mais également de leurs emballages.
On compte plusieurs catégories au sein des produits alimentaires, parmi lesquelles : les produits frais, les produits pasteurisés, les produits stérilisés ou appertisés (conserves), les surgelés, les produits secs, ou encore les produits déshydratés. Pour chacune de ces familles, l’emballage doit présenter des caractéristiques spécifiques liées au transport, au stockage, à la conservation, et à l’utilisation du produit.
Dans cet article, nous allons nous préoccuper des produits frais et des critères à prendre en compte lors du choix de leur emballage primaire.

 

1) Qu’est-ce qu’un produit frais ?

En matière de denrées alimentaires, le terme de « produit frais » a été défini par le Conseil National de la Consommation dans une note du 8 février 1990, déclarant :

« Un produit alimentaire, pour avoir droit au qualificatif « frais », doit satisfaire à une triple condition :

  • Posséder au moment de la vente, les caractéristiques essentielles, notamment organoleptiques et hygiéniques, qu’il présentait lors de la production ou de la fabrication ;
  • Ne pas avoir été conservé grâce à l’emploi de tout traitement ou à l’addition de toute substance destiné à stopper l’activité des enzymes et de la microflore, exception faite de la réfrigération et, dans certains cas, de la pasteurisation ;
  • Avoir été produit ou fabriqué depuis moins de 30 jours »

Autrement dit, un produit frais est généralement un produit périssable à DLC (date limite de consommation) relativement courte, conservé au réfrigérateur ou à température ambiante, ne contenant pas de conservateurs et n’ayant pas fait l’objet d’un traitement visant à limiter le développement des micro-organismes à l’exception de la réfrigération et parfois de la pasteurisation.
Un produit frais ne peut donc pas avoir été stérilisé, surgelé, lyophilisé… Sa conservation ne pouvant pas non plus être aidée chimiquement par l’incorporation d’additifs conservateurs, cela implique certains enjeux vis-à-vis de son emballage, tant pour la préservation de ses qualités gustatives qu’en termes de sécurité alimentaire.
Les exemples de produits frais sont nombreux : viande, poisson, œufs, produits laitiers, fruits et légumes, produits crus préparés, sandwiches, soupes et jus de fruits frais, plats cuisinés fraîchement préparés…

 

2) Une matière apte au contact alimentaire

L’époque est depuis longtemps révolue où le marchand de primeurs, le boucher ou même le poissonnier emballait votre commande dans du papier journal, dont l’encre noircissait la surface de vos aliments achetés sur le marché.
Le prérequis indispensable à l’emballage d’un aliment est l’aptitude au contact alimentaire du packaging. L’emballage se doit de respecter une certaine inertie vis à vis de la denrée alimentaire qu’il contient. Ainsi, selon le règlement européen 1935/2004, les emballages doivent être produits conformément aux bonnes pratiques de fabrication afin que, dans les conditions normales ou prévisibles de leur emploi, ils ne cèdent pas aux denrées alimentaires des constituants en une quantité susceptible de présenter un danger pour la santé humaine, ou d’entraîner une modification inacceptable de la composition des denrées ou une altération des propriétés organoleptiques de celles-ci. Le règlement 10/2011, spécifique aux emballages plastiques, définit notamment les substances autorisées dans la composition de ces emballages, et fixe des seuils de migration à respecter.
De manière à protéger les consommateurs, la réglementation est en constante évolution et de plus en plus sévère. Par exemple, de 2010 à 2015, une série d’interdictions du Bisphénol A ont été mises en place en France, jusqu’à son interdiction totale dans les emballages alimentaires. Composant utilisé dans certains plastiques (polycarbonate, résines époxydes), son utilisation a suscité de grandes inquiétudes chez les consommateurs. Cette affaire illustre la vigilance accrue que doivent avoir les industriels du secteur alimentaire vis-à-vis des matières utilisées dans les emballages, et notamment pour les produits frais.
Les matières plastiques les plus couramment utilisées pour garantir le contact alimentaire sont le PEBD, le PEHD, le PP, le PET et le PS.

 

3) Des propriétés requises en fonction des aliments

Un produit frais ne pouvant pas subir de traitement spécifique (stérilisation, surgélation, lyophilisation…) ni contenir d’additifs conservateurs, sa conservation dépendra quasi-exclusivement de ses conditions de stockage et des propriétés de son emballage.
Plusieurs caractéristiques seront recherchées en fonction des contraintes de l’aliment emballé.

  • La résistance mécanique :
    Les premières fonctions d’un emballage sont de contenir le produit et de le protéger. Selon la solidité du produit, un simple sachet pourra suffire (emmental, gnocchis, grignottes de poulet…), ou bien il faudra utiliser un contenant type pot, barquette ou boite rigide pour protéger l’aliment des chocs ou de l’écrasement (fruits, yaourts, œufs…). La rigidité sera assurée par du bois, du carton, du verre, du plastique injecté ou thermoformé (PE, PP, PS, PET).
  • L’étanchéité :
    Pour un produit liquide, pâteux ou tout simplement gras ou humide, l’emballage devra présenter une bonne étanchéité afin de contenir au mieux le produit et d’éviter son dessèchement. La plupart des plastiques apportent une bonne étanchéité à un emballage. Ils sont parfois associés à un autre matériau pour des raison de rigidité ou d’esthétique (carton ou papier enduit PE par exemple).
  • Les propriétés barrières aux gaz :
    Au même titre que la chaleur, l’oxygène est un facteur de dégradation des aliments. En effet, les micro-organismes (bactéries, champignons) se développent plus favorablement en sa présence. Le choix d’un emballage doté de propriétés barrières aux gaz permet de réduire la quantité d’oxygène disponible pour leur développement. Avec un tel emballage, il est également possible de réduire davantage la quantité d’oxygène en faisant le vide ou en saturant l’emballage avec un gaz inerte (CO2, azote…). Les matériaux barrières couramment utilisés sont le verre, l’aluminium, le PET métallisé associé à du PE, ou bien l’EVOH associé à du PE, du PP, du PS ou du PET.
  • La perméabilité :
    A l’inverse, certains produits comme les fruits et les légumes frais ont besoin de « respirer ». Un emballage barrière à l’oxygène est donc à proscrire dans ce cas, on utilisera plutôt un emballage macro ou microperforé, ou encore un film plastique mince non barrière. La durée de consommation du produit sera parfois allongée en maintenant la teneur en oxygène de l’emballage à un niveau réduit tout en garantissant sa présence via la respirabilité de l’emballage. On ralentit ainsi la respiration du produit sans l’arrêter complètement, ce qui permet au produit de garder sa fraîcheur plus longtemps.

 

4) Quels autres facteurs à prendre en compte dans l’emballage des produits frais ?

 

Même si la nature du produit à conditionner est l’élément le plus important pour choisir un emballage, d’autres aspects peuvent également avoir de l’importance dans ce choix :

  • La durée de conservation souhaitée
  • La praticité : ouverture facile, emballage refermable…
  • Le positionnement Marketing
  • La recyclabilité, la biodégradabilité
  • Le mode de consommation de l’aliment : nomade, fractionné…

Les produits frais posent de véritables enjeux concernant leurs emballages, puisque ces derniers sont, avec la réfrigération, les seuls éléments garantissant leur conservation. Ainsi, que ce soit pour des raisons réglementaires, d’hygiène, ou simplement de bonne conservation des aliments, il est impératif de choisir la matière la plus appropriée. Pour cela, il faut tenir compte avant tout du produit en lui-même, mais aussi de ses modalités de consommation.

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