Quels enjeux liés à l’usage de matières recyclées dans l’emballage ?

Quels enjeux liés à l’usage de matières recyclées dans l’emballage ?

matières recyclées

Le recyclage des emballages plastique est une composante forte de la réduction des déchets. Intégrer du plastique recyclé dans des nouveaux emballages est en effet une pratique courante. Pourtant, les enjeux listés par le Conseil national de l’emballage sont nombreux et posent un certain nombre de limites.

Enjeu n°1 : veiller à la disponibilité de la ressource

Du plastique, on en produit. Par millions de tonnes chaque année. Pourtant, en abordant le sujet de l’usage de matières recyclées, on se heurte systématiquement à la question de la disponibilité de la ressource. Cela peut prêter à sourire mais la problématique est réelle.

En effet, recycler du plastique est une chose. Le recycler en respectant le cahier des charges qu’impose l’usage de matière recyclée dans un emballage en est une autre. C’est là que le bât blesse, car ces exigences regroupent à la fois :

  • le respect de la qualité de la matière ;
  • la réglementation en termes de contact alimentaire ;
  • la traçabilité des matériaux recyclés ;
  • l’équilibre économique entre l’offre et la demande ;
  • les investissements à consentir dans les unités de recyclage.

La problématique de la qualité de la matière plastique recyclée

En prenant le cas du polystyrène (PS), la technique actuelle de recyclage est mécanique. Elle ne permet pas d’atteindre un niveau de qualité intrinsèque suffisant pour être employé dans les emballages à contact alimentaire. Des technologies basées sur la chimie sont en cours de développement. Si elles parviennent au stade industriel, le PS recyclé devrait alors trouver davantage de débouchés.

La réglementation relative au contact alimentaire

Pour l’heure, seul le règlement européen n°1935/2004 du 27 octobre 2004 fixe des règles concernant l’aptitude des matériaux à entrer en contact avec les denrées alimentaires. Les acteurs du recyclage devront cependant être réactifs en cas d’évolutions dans les textes de loi.

La traçabilité des matériaux recyclés

Comment savoir d’où vient le plastique recyclé intégré dans un emballage ? Comment être sûr qu’il est exempt de toute forme de produit chimique interdit ? Lever ce frein, techniquement et réglementairement, est un préalable indispensable. Pour le moment, même si ce point est encore flou, il est possible de se baser sur la norme européenne EN 15343:2007, qui fixe un certain nombre d’exigences quant à la traçabilité des matériaux recyclés présents dans un nouvel emballage. Notamment, une série de contrôles est préconisée, portant sur :

  • la quantité et la qualité des matériaux recyclés intégrés dans l’emballage ;
  • la qualité du process de recyclage ;
  • la qualité de l’emballage issu de la chaîne.

Une certification, par exemple délivrée par l’organisme EuCertPlast, permet de rassurer le consommateur quant au respect des exigences de cette norme.

L’équilibre économique entre l’offre et la demande de matière recyclée

Aujourd’hui, une tonne de plastique recyclé n’est pas compétitive par rapport à la même quantité de plastique « vierge ». Même si le coût technologique peut baisser avec des volumes plus importants, la tension entre l’offre de matière recyclée et la demande pourrait déséquilibrer l’économie du secteur. En effet, il est inutile de recycler du plastique si les débouchés ne sont pas assurés. A contrario, si le besoin en matériaux recyclés dépasse la quantité disponible, la production en pâtira. Il faut donc activer certains leviers fiscaux pour obtenir une balance favorable au plastique recyclé.

C’est justement l’objectif du dispositif de soutien Orplast, pour « Objectif Recyclage Plastiques », lancé par l’ADEME en 2016. Sous forme d’appels à projets, il permet d’une part de subventionner l’apport de matières plastiques recyclées en faveur des producteurs de matériaux à base de plastique recyclé. D’autre part, il finance la recherche et le développement en vue de mettre au point des méthodes plus performantes d’intégration de plastique recyclé dans les nouveaux matériaux. Un nouvel appel à projets, doté d’une enveloppe de 15 à 30 millions d’euros a été annoncé par le gouvernement le 5 juin 2020.

Investir dans les unités de recyclage

Afin de suivre les évolutions réglementaires, les techniques de recyclage vont devoir progresser. Cela permettra l’intégration d’un taux plus élevé de plastique recyclé dans les emballages. Des investissements devront donc être consentis à la hauteur des exigences.

Enjeu n°2 : protéger la santé des consommateurs

Les médicaments, la nourriture ou la boisson sont autant d’exemples pour lesquels est attendu un emballage sans risque pour la santé des consommateurs. Or, comment s’assurer de l’absence de contamination des matières plastique ? Le plastique à recycler doit être sain, ou à défaut il doit l’être après recyclage. Cela suppose des techniques de lavage et de décontamination parfaitement au point. Des contrôles permettent ensuite de vérifier la conformité vis-à-vis de la réglementation. À l’heure actuelle, ces technologies ne sont pas encore vraiment accessibles, tout du moins à un coût économiquement acceptable.

Enjeu n°3 : l’engagement des parties prenantes

Quand bien même ces technologies seraient au point et rentables, l’approbation et la confiance du public seraient difficiles à obtenir. Les metteurs en marché devront, à un moment donné, affronter la peur des consommateurs. Il leur faudra mettre en place une transparence sans faille pour ne pas mettre leur image en péril et éviter tout scandale.

Enjeu n°4 : anticiper et suivre les évolutions réglementaires

Qu’elle interdise, qu’elle oblige ou qu’elle fournisse une feuille de route, la réglementation nationale ou européenne évolue vite. Il faut donc être prêt à y faire face. Ne pas se contenter de suivre les lois européennes et française est le maître mot. En effet, il faut garder un œil sur ce qui se passe en dehors de nos frontières. Parfois, les bonnes idées viennent d’ailleurs. Aussi est-il aisé de prédire qu’une évolution favorable des règles à l’étranger puisse être vue comme une opportunité dans nos contrées. S’y préparer, anticiper, peut donc constituer un avantage concurrentiel. Le Royaume-Uni par exemple envisage de taxer les emballages en plastique qui n’incluraient pas un minimum de 30 % de matière recyclée, à l’horizon 2022.

Enjeu n°5 : l’acceptation par les consommateurs

Selon une étude Citeo de 2018, plus de 90 % des consommateurs voient d’un bon œil l’incorporation de matières recyclées dans les emballages. Cela tombe bien car, pour l’heure, plus de 50 % du polyéthylène recyclé est intégré à la fabrication de bouteilles.

Concernant les autres types de plastique, le compte n’y est pas à cause des enjeux vus précédemment. Seul l’avenir nous dira si tous les obstacles auront pu être franchis et si l’incorporation de plastique recyclé dans les emballages deviendra la norme.

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Quelles sont les idées reçues sur l’économie circulaire ?

Quelles sont les idées reçues sur l’économie circulaire ?

les idées reçues sur l’économie circulaire

L’économie circulaire est une des solutions pour lutter contre le changement climatique. Adoptée en France début 2020, une loi définit les grandes étapes pour changer nos pratiques et adopter le cercle vertueux de l’économie circulaire. C’est une des clés pour lutter contre l’épuisement des ressources et la fin de la biodiversité. 

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Les objectifs sont nombreux : minimiser le gaspillage, créer des produits durables, repenser tout l’écosystème de fabrication, depuis l’éco-conception des produits jusqu’à leurs emballages. Face à cela, de nombreuses idées reçues sur l’économie circulaire persistent. Elles indiquent que le changement de culture, du producteur au consommateur, nécessite de la pédagogie et des informations vérifiées et claires. Voici quelques exemples d’idées reçues : 

L’économie circulaire coûte cher

Encore de nouvelles contraintes réglementaires imposées par l’Europe ! Certains industriels y voient exclusivement une hausse de leurs coûts. Pourtant, c’est la raréfaction des matières premières qui entraîne le plus souvent une augmentation des prix. Surtout quand elles sont extraites ou fabriquées de l’autre côté du globe, avec des coûts de transport importants. 

A l’inverse, anticiper les futures obligations légales est un levier d’innovation pour les services de Recherche & Développement. Entrer dans le cycle des 4R (réduire, recycler, recréer, réutiliser) permet d’exploiter à nouveau, voire à l’infini, des matières de base et donc de diminuer ses coûts de fabrication. 

Autre avantage, et non des moindres, l’économie circulaire permet une fabrication française et locale.  Le recyclage peut être internalisé ou réalisé à proximité. Cela coûte moins cher que d’envoyer des tonnes de déchets dans des pays lointains. 

A moyen terme, les investissements nécessaires sont vite rentabilisés. Le plus important est de changer les mentalités, de transformer une contrainte en opportunité. L’image de l’entreprise en sort renforcée ! L’adoption de pratiques tirées de l’économie circulaire devient un élément différenciant pour l’entreprise. Les consommateurs exigeants sont de plus en plus attentifs à des changements profonds plutôt qu’à des effets d’annonce. 

Chez Flexico, nous pensons que le respect de la planète va de pair avec une cohérence économique et un respect des consommateurs. Nous innovons et mettons une technologie de pointe au service d’une éco-conception de l’emballage, tout en maîtrisant les coûts. 

L’économie circulaire n’offre pas toute la sécurité nécessaire

Les scandales agroalimentaires, les perturbateurs endocriniens, les conséquences liées au glyphosate ont généré une méfiance des consommateurs. Ils veulent retrouver le goût de l’authentique, du sain et du sûr

Dans un monde où l’information, avérée ou non, circule vite, la pédagogie est essentielle. 

Prenons l’exemple de l’emballage alimentaire. La première obligation est de garantir la parfaite sécurité des consommateurs. En utilisant plusieurs fois des emballages en verre ou en carton, peut-on assurer une hygiène parfaite ? Cela fonctionne pour certains produits mais ne saurait devenir la règle pour tout type d’aliments. Il faut donc innover, réduire les sur-emballages non indispensables, tout en assurant une parfaite maîtrise de la sécurité et éviter toute contamination extérieure ! 

Lors de la pandémie de Covid-19, de nombreux commerçants ont refusé que leurs clients apportent leurs propres emballages pour les aliments proposés en vrac. Ainsi, dès qu’une crise sanitaire pointe à l’horizon, les vertus de l’emballage unique sont mises en avant ! 

Si le plastique souffre d’une image moins verte que le papier, le verre ou le carton, c’est surtout en raison d’une mauvaise information sur les nouveaux emballages existants. Peu de secteurs offrent autant d’innovation pour apporter à la fois la sécurité alimentaire et les vertus du recyclage.  

Chez Flexico, nous innovons pour assurer la sécurité de tous : les enfants, avec nos sachets Safegrip impossibles à ouvrir rapidement par les petites mains ; tous les consommateurs avec des emballages sans bisphénol A. Nous nous inscrivons dans l’économie circulaire également avec l’initiative SAVE FOOD pour lutter contre le gaspillage alimentaire qui représente ⅓ des aliments produits pour la consommation humaine. C’est aussi un élément clé de l’économie circulaire ! 

L’économie circulaire ne sert à rien

Les détracteurs du changement climatique et les fervents défenseurs d’une décroissance se rejoignent sur un point : toute mesure proposée est inutile car soit elle n’est pas nécessaire, soit elle est insuffisante ou arrive trop tardivement. Entre climato-sceptiques et écolo-pessimistes, les pragmatiques, les “faiseurs” ont du mal à se faire entendre. 

Dédiés aux consommateurs bobos ou aux entreprises adeptes du greenwashing, l’économie circulaire ne servirait-elle finalement à rien ?

Prenons l’exemple du tri sélectif : seul un français sur deux trie systématiquement, ce qui n’empêche pas le recyclage des emballages (70 % en 2018) et du papier (59 %) de progresser.  C’est 1.6 million de tonnes de CO2 évitées, soit l’équivalent de 780 000 voitures en circulation pendant un an ! (source : CITEO) Comment peut-on dire que cela ne sert à rien ? 

Dans notre monde de data, chaque petit pas, chaque avancée peut être mesurée, sur le court terme comme sur le long terme. Mais il faut réussir à faire entendre la voie du changement, les avancées quotidiennes et l’innovation. Les clients les plus exigeants, les plus conscients de l’impact de leur consommation, cherchent des informations claires et précises sur le cycle de vie du produit, les démarches des entreprises pour limiter leur impact environnemental et pour s’inscrire dans le cercle vertueux de l’économie circulaire. 

Pour ces consommateurs comme pour les détracteurs de l’économie circulaire, il est nécessaire de mesurer et de partager les données sur les résultats. 

Chez Flexico, nous innovons pour offrir à nos clients des emballages fabriqués en France, recyclables, sûrs, et nous mesurons les impacts en terme de coûts, d’image et de résultats auprès de nos clients. 

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Quelle différence entre recyclable et recyclé ?

Quelle différence entre recyclable et recyclé ?

Recyclable et recyclé

Beaucoup de personnes ont tendance à confondre les mots « recyclable » et « recyclé ». Pourtant, bien que partageant une racine commune, ces deux termes ne répondent pas à la même définition. Cet article va être l’occasion de bien les distinguer, une fois pour toutes.

Qu’est-ce qu’un matériau recyclable ?

Qui dit recyclage dit réintroduction, après traitement, dans la production d’un nouveau produit. Un matériau recyclable doit donc, notamment, répondre à cette exigence. De nos jours, la plupart des matériaux sont recyclables, à l’instar de :

  • l’acier ;
  • l’aluminium ;
  • le carton ;
  • le papier ;
  • le plastique ;
  • le polystyrène ;
  • le verre.

Ceux-ci proviennent de déchets ménagers et peuvent rejoindre des filières de recyclage spécifiques. Il existe également des filières réservées aux autres déchets, industriels ou issus des déchetteries, qui peuvent comprendre le bois, les pneumatiques, les déchets verts, les textiles…

Quelles règles pour qu’un matériau soit recyclable ?

L’éco-organisme Citeo a publié un guide des règles de recyclabilité afin de les comprendre. En effet, qu’un matériau soit intrinsèquement recyclable ne suffit pas. Il doit également répondre à un certain nombre de paramètres spécifiques.

Le matériau considéré peut être associé à un autre matériau dans un produit ou un emballage. Les deux peuvent même être intrinsèquement recyclables. Toutefois, s’ils appartiennent à des filières de recyclage différentes, seul l’élément principal sera effectivement recyclable. 

C’est par exemple le cas d’une étiquette papier enroulée autour d’une bouteille en plastique. Seule cette dernière pourra intégrer un processus de recyclage.

Par ailleurs, certains matériaux doivent répondre à des critères précis. C’est le cas du papier, du carton, du verre et du plastique. Pour commencer, le papier et le carton doivent être composés majoritairement de matériaux fibreux. Dans le cas contraire, ils ne seront pas recyclables.

Concernant le verre, certaines restrictions empêchent sa recyclabilité complète. Il s’agit par exemple de types de verres spécifiques, tels que le cristal ou la céramique, qui ne sont pas recyclables.

Le cas des plastiques est plus complexe, car ils doivent avant tout être catégorisés en fonction de leur composition. Il y a les plastiques souples d’un côté, puis les plastiques rigides, lesquels sont séparés en trois catégories : PET, PE/PP et autres. Les critères concernant les plastiques souples ou rigides sont relativement complexes. Le guide de Citeo en expose les détails. Selon ces critères précis, le plastique sera recyclable ou non. En tout état de cause, un plastique rigide qui n’appartient pas aux familles PET, PE ou PP n’est pas recyclable.

Comment reconnaître un matériau recyclable ?

Plusieurs logos existent en fonction du matériau. Si l’un d’entre eux est présent sur le produit ou l’emballage, alors il peut être recyclé :

  •  : concerne l’acier ;
  •  : concerne l’aluminium ;
  •  : le logo Triman est apposé sur les emballages recyclables qui peuvent être triés en tant que tel ;
  •  : le ruban de Moebius sans chiffre à l’intérieur indique que le matériau est recyclable.

Il ne faut pas les confondre avec les logos « Point vert », « Eco-Folio » ou « Citeo » qui indiquent uniquement que le producteur de cet emballage a versé sa contribution écologique à un éco-organisme.

Quelle est la différence avec un matériau recyclé ?

Dès lors, il est aisé de comprendre la différence entre un matériau recyclable et un matériau recyclé. Le premier possède un ensemble de caractéristiques lui permettant d’intégrer, théoriquement, une filière de recyclage existante. Le second a effectivement rejoint une telle filière et a pu être transformé en vue d’une intégration dans un nouveau produit.

Pourquoi tous les matériaux recyclables ne sont-ils pas recyclés ?

En effet, tous les matériaux recyclables ne sont pas recyclés. Pourquoi ? D’une part parce que le tri n’est pas effectué par l’ensemble de la population. D’autre part, quand bien même le tri serait réalisé, des erreurs peuvent parfois conduire à des « refus de tri ». Cela signifie qu’une benne contenant des produits non recyclables ne rejoint pas la filière de recyclage mais celle des ordures ménagères.

Les chiffres du recyclage en France en 2018, fournis par Citeo, illustrent bien cet écart. Si 88 % des Français trient seuls 48 % d’entre eux le font systématiquement. En découlent des taux de recyclage par matériau qui peuvent encore grandement être améliorés :

  • 44 % pour l’aluminium ;
  • 68 % pour les papiers et cartons, à détailler entre les briques alimentaires pour près de 53 % et les autres papiers/cartons pour 69 % ;
  • la performance pour le plastique est mauvaise, à moins de 27 %, se répartissant entre 58 % des bouteilles et flacons en plastique souple recyclées et à 4 % pour les autres plastiques ;
  • près de 87 % pour le verre.

Cas des plastiques : les raisons de l’écart important entre recyclable et recyclé

Il est important de noter, pour le plastique, que ces chiffres peuvent s’expliquer. En effet, les consignes de tri actuelles concernant les plastiques sont floues. Beaucoup de Français hésitent entre les plastiques à trier et ceux à jeter dans la poubelle d’ordures ménagères. De ce fait, en cas de mauvais choix, si du plastique non recyclable arrive dans la filière de recyclage, la benne sera éliminée. D’un autre point de vue, s’il est recyclable mais atterrit avec les ordures ménagères, il ne sera pas recyclé non plus.

Pour pallier cette problématique, une extension des consignes de tri concernant le plastique est testée depuis quelques années. Aujourd’hui, environ 24 millions de Français sont concernés. Pour les autres, l’objectif est de pouvoir envoyer la totalité des plastiques dans les filières de recyclage d’ici la fin de l’année 2022. Nul doute que ceci permettra d’accroître substantiellement les performances de tri et donc le taux de recyclage pour ce matériau.

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Qu’est-ce que l’éco-conception des emballages ?

Qu’est-ce que l’éco-conception des emballages ?

l'éco-conception des emballages ?

 

L’éco-conception consiste à concevoir des emballages ayant un impact environnemental moindre par rapport à celui des générations précédentes. Contrairement aux idées reçues, la simple réduction de la masse de matière n’est pas le seul levier envisageable. D’autres paramètres doivent être pris en compte, comme cet article le montrera.

Les enjeux de l’éco-conception des emballages

Éco-concevoir est devenu un enjeu majeur industriel. La pollution des océans due aux plastiques, la difficulté du recyclage, l’amoncellement des déchets… Autant de raisons qui démontrent que le moment est venu de changer son approche en termes de production. Parier en faveur d’un avenir plus vertueux, c’est notamment concevoir différemment les emballages.

Dans ce but, le Conseil national de l’emballage a mis au jour neuf enjeux qu’une démarche d’éco-conception doit impérativement intégrer :

  1. Réduire les impacts environnementaux des produits développés actuellement ;
  2. Conduire une réflexion en vue de réduire l’empreinte carbone des produits existants ;
  3. Identifier, puis maîtriser, chaque risque et coût relatifs au cycle de vie des produits ;
  4. Réduire autant que possible les coûts de transport, des matières premières et des emballages ;
  5. Savoir anticiper les critiques négatives provenant des diverses parties prenantes ;
  6. Prévenir les évolutions réglementaires pour mieux s’y préparer ;
  7. Considérer l’aspect environnemental comme un pilier de créativité et d’innovation ;
  8. Mettre en avant une démarche « verte » sincère pour obtenir le soutien du public ;
  9. Se démarquer de la concurrence pour conquérir de nouveaux marchés.

Dès lors, si chaque étape de la conception d’un emballage prend l’ensemble de ces enjeux en considération, cela rendra ledit emballage le plus vertueux possible. Ce n’est qu’à ces conditions que l’on pourra réellement parler d’éco-conception.

L’analyse du cycle de vie des emballages

Pour que l’éco-conception soit réalisée de la façon la plus efficace possible, il faut donc raisonner en termes de cycle de vie complet de l’emballage. Pour cela, il faut tout d’abord bien appréhender sa définition et comment se formalise son analyse.

Le cycle de vie d’un produit considère l’ensemble des étapes de sa conception à sa fin de vie. Il se décompose comme suit :

  • conception, par un bureau d’études par exemple ;
  • extraction ou fabrication des matières premières qui le composent ;
  • fabrication de l’emballage ou du produit ;
  • transport vers les différents entrepôts de stockage ;
  • utilisation par le client final ;
  • fin de vie, incluant le tri, le recyclage ou l’élimination.

En considérant chacune de ces phases, l’analyse du cycle de vie consiste à étudier leurs impacts sur l’environnement. Pour ce faire, il faut prendre en compte plusieurs aspects, parmi lesquels :

  • les écosystèmes, qu’ils soient terrestres, aquatiques, aériens… ;
  • l’épuisement des ressources naturelles ;
  • la santé des hommes.

Dès lors, une conception écologique est celle qui prendra en compte le plus de facteurs et en réduira les impacts au maximum.

Emballage éco-conçu : les leviers pertinents à prendre en compte

Le Conseil national de l’emballage a publié un guide méthodologique sur l’éco-conception. Il aborde six points-clés qui, associés à une analyse du cycle de vie approfondie, permettent de créer et exploiter des emballages plus respectueux de l’environnement.

  1. Prendre en compte chacune des parties intéressées dès la conception

La forme, la masse, le volume, le transport ou encore le format de poche ou familial sont autant de facteurs qui peuvent influencer à la fois le consommateur que le producteur. Faciliter la vie du premier peut parfaitement nuire au deuxième, et inversement. Une approche globale est donc primordiale.

  1. Ne pas négliger la perception de son utilisation par le consommateur

Le consommateur peut avoir l’impression de gaspiller du produit, de perdre son temps à ouvrir un emballage ou de ne pas maîtriser son impact sur l’environnement. Dès lors, il va chercher à acheter le produit le plus à même de le rassurer sur ces aspects. La réponse d’un industriel peut passer par des éco-recharges, des ouvertures et fermetures faciles ou par une facilité de préhension optimale.

  1. Raisonner sur l’ensemble du cycle de vie pour éviter tout transfert d’impact

Il ne faut pas qu’en améliorant de façon démesurée un aspect du cycle de vie, un autre s’en trouve totalement dégradé. Sinon au final, l’impact environnemental de l’emballage sera moins vertueux, ce qui serait contre-productif.

  1. Optimiser la quantité de produit de l’emballage

Que ce soit en termes de masse ou de volume, l’emballage doit rester résistant lors de son utilisation, du transport et du stockage. En jouant sur certains paramètres, il est cependant possible de réduire la quantité de matière. Parfois, en modifiant légèrement la forme du contenant, il est possible d’en empiler plusieurs. Cela sera bénéfique en termes de stockage et de transport et donc pour l’environnement.

  1. Rationaliser l’utilisation des ressources naturelles lors de la phase de production

Les ressources naturelles sont consommées à diverses étapes du cycle de vie, notamment lors de la production ou du transport. Il est dès lors possible d’utiliser moins de matières, telles que pour l’emballage en tant que tel ou pour les encres utilisées pour l’étiquetage. Par ailleurs, la réduction de la consommation des véhicules par unité transportée peut passer par l’augmentation du nombre d’unités chargées via l’optimisation de leur volume ou des flux logistiques. 

  1. Ne pas oublier de considérer la fin de vie des emballages

Enfin, le dernier point-clé de l’éco-conception porte sur la gestion de la fin de vie de l’emballage. Peut-il être réemployé ou recyclé facilement et à faible coût ? Quelle est la valeur ajoutée des matériaux utilisés après recyclage ? Le consommateur est-il suffisamment informé sur ces aspects ?

Éco-concevoir un emballage est le fruit d’un long processus de réflexion. Le chemin pouvant être semé d’embûches, plusieurs outils d’aide à la décision ont été développés. Sans les citer de façon exhaustive, il existe FEEL, proposé par Citeo, l’éco-organisme qui gère la fin de vie des emballages et des papiers pour plus de 28.000 entreprises en les transformant en nouvelles ressources. Il s’agit d’une application disponible gratuitement sur Internet pour les adhérents Citeo, qui permet notamment un diagnostic rapide.

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Comment l’emballage contribue-t-il à la réduction du gaspillage alimentaire ?

Comment l’emballage contribue-t-il à la réduction du gaspillage alimentaire ?

l'emballage contribue-t-il à la réduction du gaspillage alimentaire

 

Alors que les produits alimentaires vendus en vrac ont le vent en poupe, il convient de rappeler que l’emballage a contribué à la réduction du gaspillage alimentaire. Par quels biais ? Quelles en sont les limites ? Réponses dans cet article.

Le gaspillage alimentaire : définition et chiffres

Qu’entend-on par gaspillage alimentaire ? Il s’agit de l’ensemble de la « nourriture destinée à la consommation humaine qui, à un endroit de la chaîne alimentaire est perdue, jetée ou dégradée. » Toutefois ne sont pas comptabilisés les éventuelles pertes avant récolte, ainsi que les déchets non comestibles tels que les ossements, la peau de certains fruits, etc.

D’après une étude menée par l’ADEME en 2016, ce gaspillage de nourriture atteint dix millions de tonnes par an en France. En y regardant de plus près, cela représente 30 kg par consommateur au sein du foyer. Or, grâce aux emballages, ce gaspillage est contenu. Sans eux, il prendrait des proportions plus importantes.

Des produits mieux conservés grâce à un emballage

Qui n’a jamais vu, par exemple, un concombre vendu sur l’étal bien emballé dans un écrin en plastique ?! Et qui ne s’est, alors, jamais posé cette question : « pourquoi ? » Un élément réponse est donné par un rapport de décembre 2017 publié par le Conseil national de l’emballage, le CNE. Le concombre est majoritairement composé d’eau. Or, sa teneur diminue dès la récolte, si bien qu’au bout de trois jours, il devient invendable. Grâce au film plastique qui l’entoure, sa conservation est prolongée de deux semaines.

Les conserves, les briques et les bouteilles sont trois autres procédés autorisant des longues conservations. Stérilisées par traitement à haute température, elles ont modifié les habitudes alimentaires. Il est désormais envisageable de faire ses courses moins souvent, laissant plus de temps pour les loisirs.

L’emballage facilite l’utilisation des denrées à court terme

Prenons l’exemple d’un litre de lait ou de jus de fruits contenu dans une brique ou une bouteille. Une fois ouvert, cet emballage permet de conserver le produit durant trois à cinq jours sans perte de qualité nutritionnelle ou gustative. Ce geste est devenu courant et automatique dans la société moderne. Plus personne ne se pose la question de la conservation. On ouvre, on referme, on utilise à son rythme. Cette merveilleuse praticité n’est possible que grâce aux emballages. Ils ont révolutionné la façon de consommer en devenant refermables, protecteurs…

Des produits protégés par leur emballage durant le transport

Avec la mondialisation et les importations/exportations de denrées alimentaires, celles-ci sont transportées sur de très longues distances et durées. Une telle logistique impose donc des précautions sans lesquelles les produits arriveraient à destination potentiellement invendables. Là encore, les emballages ont été la meilleure réponse.

Les contenants, en carton ou en plastique par exemple, protègent les aliments, notamment fruits et légumes, contre les heurts, la putréfaction, etc. Ils ont été étudiés en ce sens, profitant de nombreuses avancées technologiques. Chaque typologie de denrées peut en effet nécessiter des moyens de conservation différents. Ainsi, pour les fruits et légumes seront employés le sachet plastique microperforé ou l’emballage à perméabilité sélective. Pour les pâtisseries, c’est plutôt la technologie des emballages émetteurs de CO2 ou éthanol qui est privilégiée. Enfin, pour les produits laitiers ou la viande, des emballages à effets antibactériens sont utilisés.

Le gaspillage limité par la taille des emballages

En complément de ces différentes techniques d’emballages, leur taille est également essentielle. Selon les produits, un emballage par portions plus petites voire individuelles permet d’optimiser les quantités achetées ou déballées, limitant le gaspillage alimentaire.

Toutefois, la réduction de la taille n’est pas toujours recommandée. L’étude du CNE indique en effet que :

  • l’emballage a atteint sa taille minimale si la réduire davantage accroîtrait le gaspillage ;
  • la taille de l’emballage peut être accrue si cela réduit le gaspillage.

Les limites de l’emballage en termes de gaspillage alimentaire

Le gaspillage des denrées alimentaires a diminué ces dernières décennies grâce aux emballages. Cependant, il n’a pour autant pas été éradiqué. Les bénéfices de l’emballage sont en effet annulés par ses inconvénients.

Tout d’abord, lorsque les lots sont trop importants, les personnes ont tendance à surestimer leurs véritables besoins et achètent donc plus de denrées qu’elles ne peuvent en consommer. Résultat : elles jettent des produits qui arrivent à leur date de péremption et qui sont, parfois, encore emballés. Cela représente 7 kg par an et par consommateur.

Par ailleurs, les emballages ont engendré un allongement des distances et des temps de transport. Les produits n’arrivent alors pas toujours en bon état et deviennent invendables. Ils sont détruits sans même arriver jusqu’aux circuits de vente.

Ainsi, même si l’emballage a globalement permis de réduire le gaspillage alimentaire, il doit être rationalisé. Les comportements qui sont nés de cette avancée ont en effet parfois été poussés dans des extrêmes qui ont annihilé les efforts des dernières années.

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Qu’est-ce que l’économie circulaire ?

Qu’est-ce que l’économie circulaire ?

Qu'est-ce que l'économie circulaire ?

 

L’économie circulaire est définie comme « un système économique d’échange et de production qui vise à rendre l’utilisation des ressources efficace et à diminuer notre impact sur l’environnement*. Derrière cette notion se cache un enjeu majeur en termes de réduction des pollutions. 

Dans cet article, découvrez des réponses concrètes aux questions : Qu’est-ce que l’économie circulaire ? Quels en sont les enjeux ? Comment la loi française abonde-t-elle en son sens ?

(*source : Agence nationale de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)

 

Quels sont les enjeux de l’économie circulaire ?

 

L’économie circulaire se présente comme une réponse multicanal à deux enjeux de taille : l’écologie et l’économie. 

Le bénéfice économique de l’économie circulaire 

L’économie circulaire est créatrice d’emplois, contrairement à une économie dans laquelle les déchets sont simplement enfouis ou incinérés. Le recyclage permet de faire travailler entre dix et cinquante fois plus de monde, selon une fiche technique publiée par l’ADEME. Par ailleurs, les matériaux réutilisés dans un principe d’économie circulaire, tels que le plastique, le métal ou le verre, sont en général moins onéreux que des matières premières issues de ressources naturelles. Cela permet donc aux entreprises de rationaliser leurs coûts et, de fait, d’accroître leur productivité.

L’économie circulaire et ses bienfaits pour l’écologie 

De plus, les avantages pour l’environnement sont d’autant plus importants que le cycle est vertueux : plus les entreprises sont nombreuses à contribuer à l’économie circulaire et à en profiter, moins les ressources naturelles sont utilisées. 

Sans compter que les pertes énergétiques sont réduites et que la production de déchets est raisonnée.

Au vu de tous ses avantages, l’économie circulaire a donc le vent en poupe ! Elle s’inscrit parfaitement dans le cadre de la réduction de l’empreinte carbone en instaurant un développement soutenable des activités. Pour l’y aider, la réglementation est d’ailleurs très prolifique sur ce thème depuis quelque temps.

 

L’économie circulaire dans la réglementation française

 

Que dit la loi sur l’économie circulaire? 

La première loi française à faire la part belle à l’économie circulaire a été celle relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015. Son titre IV initie ainsi plusieurs actions en sa faveur, telles que des objectifs précis en termes de réduction de la production de déchets.

Le 8 janvier 2020, un accord a été trouvé afin de finaliser le texte de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Le site www.vie-publique.fr apporte une analyse simplifiée de son contenu, en détaillant quatre orientations principales :

  1. mettre fin au gaspillage afin de préserver les ressources naturelles ;
  2. mobiliser les industriels dans la transformation des modes de production ;
  3. renforcer l’information à l’égard des consommateurs ;
  4. améliorer la collecte des déchets et, dans le même temps, lutter contre les dépôts sauvages d’ordures.

Cette loi donne également plusieurs dates butoir concernant plusieurs interdictions ou obligations. Parmi celles-ci figure notamment la fin des emballages plastiques à usage unique programmée en 2040. Dans ce but, plusieurs étapes cruciales intermédiaires en fonction des produits concernés ont été définies. Par exemple, depuis le 1er janvier 2020, sont interdits à la vente les gobelets, assiettes ou encore coton-tiges à usage unique en plastique. En 2021, ce sera également le tour des barquettes alimentaires en polystyrène. Enfin, l’extension et l’harmonisation des consignes de tri des déchets ont été fixées au plus tard au 31 décembre 2022 pour l’ensemble du territoire français.

Toutefois, cette loi n’est pas à l’initiative de l’économie circulaire et ne fait que fixer une feuille de route précise. En effet, les différents principes qui régissent cette approche sont définis depuis plus longtemps et sont expliqués dans la suite de cet article.

 

Comment s’organise l’économie circulaire ?

 

L’économie circulaire est actuelle et vertueuse dans son fonctionnement. Elle s’oppose à l’économie linéaire, qui fut longtemps le mode de pensée et de logique en matière de production de biens et de déchets.

Le système circulaire comparé au système linéaire  

Le système linéaire épuise les ressources naturelles, crée des produits en engendrant de la pollution, met en place l’obsolence programmée et génère de nombreux déchets. Au contraire, le système circulaire mise sur la réparation, la réutilisation, le recyclage. Cela le rend plus apte à accompagner une démarche de développement soutenable.

Le schéma de l’économie circulaire de l’ADEME 

L’ADEME propose d’ailleurs un schéma très clair sur le principe de l’économie circulaire, en le divisant en trois domaines, eux-mêmes partagés en sept piliers au total :

  1. L’offre des acteurs économiques :
    • extraction/exploitation et achats durables,
    • éco-conception,
    • écologie industrielle et territoriale,
    • économie de la fonctionnalité,
  2. La demande et le comportement des consommateurs :
    • consommation responsable,
    • allongement de la durée d’usage,
  3. La gestion des déchets :
    • recyclage.

La tendance sous-jacente repose donc sur une gestion plus sobre et plus efficiente des ressources. Cela suppose une modification profonde des organisations locales et mondiales ainsi que des modes de vie. Chacun à son niveau peut en vue de réduire son impact sur l’environnement, que ce soit dans sa façon de produire, de consommer ou de se débarrasser des objets qui ne lui sont plus d’aucune utilité.

Pour en savoir plus sur la politique de gestion des déchets de Flexico, rendez-vous sur la page Flexico, un acteur éco-responsable. Pour aller plus loin, découvrez notre Livre Blanc sur la Réforme de l’Économie Circulaire.

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