Les tendances de l’emballage en France et dans le monde

Les tendances de l’emballage en France et dans le monde

Les tendances de l'emballage en France et dans le monde

Le secteur de l’emballage est un des secteurs où l’innovation est très présente, pour s’adapter en permanence aux attentes des consommateurs et des marques. Imagination, technologie et optimisation ont encore une place importante. Alors quelles sont les grandes tendances dans le secteur de l’emballage ? Quelles spécificités en France par rapport au reste du monde ? Plusieurs grandes tendances s’installent depuis plusieurs années : des emballages respectueux de la planète, utiles et sécurisés qui offrent une transparence.  

Tendance de l’emballage N°1 : le respect de la planète

Le respect de la planète, la consommation raisonnable, la lutte contre le réchauffement climatique ne sont plus des tendances mais des prérequis pour les consommateurs. Nous sommes passés de la simple prise de conscience du problème à la volonté de le résoudre, individuellement et collectivement.  

Or, l’emballage est le support idéal pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs grâce à l’innovation. Concrètement, cela se traduit par : 

  • une diminution des emballages superflus avec moins de matière, un poids plus léger pour le transport, un stockage facilité ; 
  • une éco-conception, des matières premières bio, une chaîne de production maîtrisée ; 
  • une durabilité avec des emballages recyclés et recyclables. 

Dans ce domaine, les entreprises doivent encore faire preuve de pédagogie. Ainsi plus de 6 Français sur 10 considèrent que les industriels ne font pas suffisamment d’efforts dans la conception d’emballages durables ou alors les Français ignorent les efforts réalisés (source : sondage IFOP mai 2020 pour all4pack). 

Cette tendance dépasse largement les frontières françaises et se retrouve partout en Europe, en particulier dans les pays nordiques. Même dans le reste du globe, les innovations sont nombreuses. Par exemple, citons cette chilienne qui développe un bioplastique à base d’algues marines ou cette italienne qui travaille sur des emballages alimentaires 100% biodégradables conçus avec des restes des fruits et légumes, des bactéries et des levures. 

Tendance de l’emballage N°2 : la sécurité

Un emballage durable mais protecteur ! Il est essentiel que l’emballage conserve sa vocation première de protection en évitant les contaminations et en permettant une meilleure conservation des aliments notamment. 

Un sondage réalisé en pleine crise sanitaire de COVID-19 apporte des informations intéressantes : 85 % des Français considèrent l’emballage globalement utile et 40 % déclarent acheter depuis la pandémie davantage de produits avec emballage. Cela confirme l’importance de la sécurité apportée par les emballages (source : sondage IFOP précité). 

Les emballages intelligents offrent des informations sur l’état de conservation, la température et permettent de détecter des incidents. 

La récente crise sanitaire mondiale montre à quel point nous sommes tous impliqués par la sécurité, particulièrement dans le secteur alimentaire. 

Tendance de l’emballage N°3 : l’utilité

Pourquoi un emballage ne devrait servir qu’une fois ? Une des grandes tendances consiste à transformer l’emballage en un autre objet, lui offrant une seconde utilité. Par exemple, un carton de pizza se transforme en rétroprojecteur ou un emballage de chemise devient un cintre ou encore une boîte à chaussures devient un masque ou un jouet pour enfant. 

L’emballage doit également s’adapter aux nouveaux modes de vie. Par exemple, l’essor du vélo dans les grandes villes a conduit un célèbre fast-food à proposer un packaging qui permet d’accrocher son menu au guidon et ainsi le transporter facilement. 

L’utilité consiste aussi à faciliter la vie du consommateur en proposant des packaging souples, plus faciles à transporter, plus faciles à ouvrir et à refermer et plus faciles à stocker. 

Tendance de l’emballage N°4 : la transparence

L’emballage connecté ou emballage intelligent se développe dans le monde entier. Cela offre aussi aux consommateurs des informations complètes sur les conditions de fabrication du produit et sa traçabilité. Le succès des applications comme Yuka en France ou Smart Label aux États-Unis confirme cet engouement pour tout savoir d’un produit grâce à son smartphone. 

La transparence est requise chez les fabricants : le consommateur engagé veut tout connaître des produits qu’il achète, non seulement les ingrédients ou les matières premières mais également le pays de fabrication, la chaîne logistique, l’emballage, la distribution, les conditions de recyclage, la marque. 

L’emballage intelligent permet également aux entreprises de récolter des données et à terme de pouvoir individualiser les offres. En passant son smartphone sur l’emballage alimentaire, demain, nous aurons des idées de recettes de cuisine ou nous aurons accès à une vidéo montrant la fabrication. 

Tendance de l’emballage N°5 : l’authenticité

Enfin, dernière grande tendance relevée ces dernières années, le goût du vrai, du local, du fait-main. Ainsi, une nostalgie doublée d’une volonté d’affirmation d’une identité locale ou nationale conduisent à des emballages traditionnels. 

Des exemples venus du Japon, de Norvège ou du Royaume-uni affirment une volonté de retour à des gestes ancestraux, à des traditions, à un savoir-faire que l’on croyait perdu. 

En conclusion, la technologie et l’innovation doivent se mettre au service de la transparence et de la durabilité. Chez Flexico, nous concevons des emballages refermables innovants, éco-conçus et durables. Le sachet Minigrip, qui existe depuis plus de 60 ans, montre encore que l’innovation est toujours possible, sans augmenter les coûts ! Avec Minigrip Biosourcé, nous proposons un emballage mono-matière, recyclable, réutilisable et fabriqué à partir d’une matière naturelle renouvelable, le plaçant au coeur du cercle vertueux des principes de l’économie circulaire.

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Trier, recycler, réparer, consigner : ce que contient la loi anti-gaspillage !

Trier, recycler, réparer, consigner : ce que contient la loi anti-gaspillage !

Trier, recycler, réparer, consigner

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été adoptée définitivement le 10 février 2020. Concernant l’aspect gaspillage, le texte se veut proactif sur tous les fronts : le tri, le recyclage, la réparation, la consigne… Quelles sont concrètement les mesures prévues et à quelles échéances ? Réponses dans cet article.

La loi anti-gaspillage va faire le tri dans les déchets

D’après l’éco-organisme Citeo, le taux de recyclage en France a atteint 70 % en 2018. De fortes disparités existent cependant selon les matériaux. Par exemple, alors que l’acier est intégralement recyclé, le plastique ne l’est qu’à hauteur de 26,5 %. Or, la problématique liée aux déchets plastique qui finissent dans la nature est devenue l’une des priorités. C’est pour cela notamment que le gouvernement français a intégré dans la loi anti-gaspillage l’objectif de tendre vers 100 % de plastique recyclé en 2025.

Pour atteindre ce but ambitieux, plusieurs mesures ont été intégrées au texte de loi. Tout d’abord, le tri des déchets sera généralisé pour « tout producteur ou détenteur de déchets ». Par exemple, les métaux, verres, plastiques, papiers/cartons, textiles et bois pourront être jetés dans des bacs spécifiques dans les grandes surfaces. De cette manière, les consommateurs pourront se débarrasser des emballages dès leur passage en caisse, en 2025 au plus tard.

Par ailleurs, les règles de tri des déchets dans les communes doivent être uniformisées. Le recours à l’affichage permettra aux citoyens de disposer d’une information claire quant à ces règles. Enfin, les emballages devront indiquer de façon détaillée, le 1er janvier 2022 au plus tard, les consignes de tri qui s’appliquent pour chacun de leurs composants.

Le recyclage comme objectif prioritaire de la loi relative à la lutte contre le gaspillage

Trier c’est bien, mais l’objectif est de recycler tout ce qui est trié. Pour cela, les metteurs en marché ont l’obligation de concevoir des plastiques recyclables dès 2022, sous peine d’amende. De plus, deux objectifs progressifs de recyclage des bouteilles plastique à usage alimentaire sont définis :

  • 77 % en 2025 ;
  • 90 % en 2029.

Afin d’appuyer la nécessité d’améliorer la performance du tri, des campagnes de sensibilisation seront mises en œuvre par les éco-organismes. Elles porteront sur le caractère recyclable des produits mis sur le marché.

Enfin, en vue de soutenir le recyclage, il est nécessaire de trouver des débouchés aux produits recyclés. À cette fin, la loi sur l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage prévoit l’obligation d’incorporer des matériaux recyclés dans certains produits. Ceux-ci seront définis précisément après des études d’impact sur la santé et l’environnement.

Lutter contre le gaspillage en réparant ce qui peut l’être

Il est primordial de produire moins de déchets. Dans ce but, la réparation des produits contenant des pièces détachées constitue une excellente solution. La loi anti-gaspillage intègre donc plusieurs mesures en ce sens.

La première d’entre elles vise les producteurs d’équipements électriques et électroniques. Ils devront en 2024, au plus tard, communiquer l’indice de réparabilité de leurs produits. Cette information sera assortie de la durée de disponibilité des pièces détachées. Les consommateurs seront alors à même de les comparer, en leur âme et conscience.

Ces pièces détachées pourront être neuves ou substituées par des pièces issues de l’économie circulaire. Le but recherché est, outre la diminution des coûts pour le consommateur, la réduction de la production de déchets.

Par ailleurs, l’incitation à réparer est appuyée par des mesures concernant la garantie légale. Désormais, toute réparation durant la période de garantie induira en effet automatiquement une prorogation de cette dernière de six mois complémentaires. Par ailleurs, si la réparation n’est pas possible ou si elle n’est pas opérée par le vendeur, le consommateur peut exiger un remplacement du produit. Dans ce cas, la garantie légale repart de zéro.

Enfin, le producteur d’un bien n’a pas le droit de s’opposer à sa réparabilité ou son reconditionnement, de quelque manière que ce soit.

La consigne comme alternative au recyclage pour éviter le gaspillage

Consigne pour réemploi, consigne pour recyclage ? Ces deux solutions ont été longuement débattues dans les médias ces derniers mois. Le texte de loi laisse la porte ouverte en demandant à l’ADEME d’évaluer annuellement les performances de recyclage, notamment des bouteilles en plastique. Puis, en 2023, si les objectifs ne sont pas atteints, le Gouvernement mettra en place un système de consigne pour réemploi et/ou recyclage.

Pour rappel, la consigne pour réemploi consiste à rapporter une bouteille usagée dans un point de collecte, contre une potentielle rétribution monétaire. Ensuite, cette bouteille est lavée puis réutilisée. La consigne pour recyclage, quant à elle, consiste à faire payer aux consommateurs une écotaxe pour toute bouteille en plastique achetée. Cette taxe leur sera rétribuée s’ils rapportent ladite bouteille dans des points de collecte spécialement prévus à cet effet. Elle sera enfin recyclée.

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire promet de révolutionner le système français, tant en termes de production que de gestion des déchets. L’objectif avoué est de bannir le plastique à usage unique et de mettre le recyclage et le réemploi au premier plan pour tous les matériaux. L’ambition est là, certaines solutions existent déjà et d’autres les recherches restent en cours et avancent … Il ne reste qu’à appliquer et attendre les résultats !

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Quels enjeux liés à l’usage de matières recyclées dans l’emballage ?

Quels enjeux liés à l’usage de matières recyclées dans l’emballage ?

matières recyclées

Le recyclage des emballages plastique est une composante forte de la réduction des déchets. Intégrer du plastique recyclé dans des nouveaux emballages est en effet une pratique courante. Pourtant, les enjeux listés par le Conseil national de l’emballage sont nombreux et posent un certain nombre de limites.

Enjeu n°1 : veiller à la disponibilité de la ressource

Du plastique, on en produit. Par millions de tonnes chaque année. Pourtant, en abordant le sujet de l’usage de matières recyclées, on se heurte systématiquement à la question de la disponibilité de la ressource. Cela peut prêter à sourire mais la problématique est réelle.

En effet, recycler du plastique est une chose. Le recycler en respectant le cahier des charges qu’impose l’usage de matière recyclée dans un emballage en est une autre. C’est là que le bât blesse, car ces exigences regroupent à la fois :

  • le respect de la qualité de la matière ;
  • la réglementation en termes de contact alimentaire ;
  • la traçabilité des matériaux recyclés ;
  • l’équilibre économique entre l’offre et la demande ;
  • les investissements à consentir dans les unités de recyclage.

La problématique de la qualité de la matière plastique recyclée

En prenant le cas du polystyrène (PS), la technique actuelle de recyclage est mécanique. Elle ne permet pas d’atteindre un niveau de qualité intrinsèque suffisant pour être employé dans les emballages à contact alimentaire. Des technologies basées sur la chimie sont en cours de développement. Si elles parviennent au stade industriel, le PS recyclé devrait alors trouver davantage de débouchés.

La réglementation relative au contact alimentaire

Pour l’heure, seul le règlement européen n°1935/2004 du 27 octobre 2004 fixe des règles concernant l’aptitude des matériaux à entrer en contact avec les denrées alimentaires. Les acteurs du recyclage devront cependant être réactifs en cas d’évolutions dans les textes de loi.

La traçabilité des matériaux recyclés

Comment savoir d’où vient le plastique recyclé intégré dans un emballage ? Comment être sûr qu’il est exempt de toute forme de produit chimique interdit ? Lever ce frein, techniquement et réglementairement, est un préalable indispensable. Pour le moment, même si ce point est encore flou, il est possible de se baser sur la norme européenne EN 15343:2007, qui fixe un certain nombre d’exigences quant à la traçabilité des matériaux recyclés présents dans un nouvel emballage. Notamment, une série de contrôles est préconisée, portant sur :

  • la quantité et la qualité des matériaux recyclés intégrés dans l’emballage ;
  • la qualité du process de recyclage ;
  • la qualité de l’emballage issu de la chaîne.

Une certification, par exemple délivrée par l’organisme EuCertPlast, permet de rassurer le consommateur quant au respect des exigences de cette norme.

L’équilibre économique entre l’offre et la demande de matière recyclée

Aujourd’hui, une tonne de plastique recyclé n’est pas compétitive par rapport à la même quantité de plastique « vierge ». Même si le coût technologique peut baisser avec des volumes plus importants, la tension entre l’offre de matière recyclée et la demande pourrait déséquilibrer l’économie du secteur. En effet, il est inutile de recycler du plastique si les débouchés ne sont pas assurés. A contrario, si le besoin en matériaux recyclés dépasse la quantité disponible, la production en pâtira. Il faut donc activer certains leviers fiscaux pour obtenir une balance favorable au plastique recyclé.

C’est justement l’objectif du dispositif de soutien Orplast, pour « Objectif Recyclage Plastiques », lancé par l’ADEME en 2016. Sous forme d’appels à projets, il permet d’une part de subventionner l’apport de matières plastiques recyclées en faveur des producteurs de matériaux à base de plastique recyclé. D’autre part, il finance la recherche et le développement en vue de mettre au point des méthodes plus performantes d’intégration de plastique recyclé dans les nouveaux matériaux. Un nouvel appel à projets, doté d’une enveloppe de 15 à 30 millions d’euros a été annoncé par le gouvernement le 5 juin 2020.

Investir dans les unités de recyclage

Afin de suivre les évolutions réglementaires, les techniques de recyclage vont devoir progresser. Cela permettra l’intégration d’un taux plus élevé de plastique recyclé dans les emballages. Des investissements devront donc être consentis à la hauteur des exigences.

Enjeu n°2 : protéger la santé des consommateurs

Les médicaments, la nourriture ou la boisson sont autant d’exemples pour lesquels est attendu un emballage sans risque pour la santé des consommateurs. Or, comment s’assurer de l’absence de contamination des matières plastique ? Le plastique à recycler doit être sain, ou à défaut il doit l’être après recyclage. Cela suppose des techniques de lavage et de décontamination parfaitement au point. Des contrôles permettent ensuite de vérifier la conformité vis-à-vis de la réglementation. À l’heure actuelle, ces technologies ne sont pas encore vraiment accessibles, tout du moins à un coût économiquement acceptable.

Enjeu n°3 : l’engagement des parties prenantes

Quand bien même ces technologies seraient au point et rentables, l’approbation et la confiance du public seraient difficiles à obtenir. Les metteurs en marché devront, à un moment donné, affronter la peur des consommateurs. Il leur faudra mettre en place une transparence sans faille pour ne pas mettre leur image en péril et éviter tout scandale.

Enjeu n°4 : anticiper et suivre les évolutions réglementaires

Qu’elle interdise, qu’elle oblige ou qu’elle fournisse une feuille de route, la réglementation nationale ou européenne évolue vite. Il faut donc être prêt à y faire face. Ne pas se contenter de suivre les lois européennes et française est le maître mot. En effet, il faut garder un œil sur ce qui se passe en dehors de nos frontières. Parfois, les bonnes idées viennent d’ailleurs. Aussi est-il aisé de prédire qu’une évolution favorable des règles à l’étranger puisse être vue comme une opportunité dans nos contrées. S’y préparer, anticiper, peut donc constituer un avantage concurrentiel. Le Royaume-Uni par exemple envisage de taxer les emballages en plastique qui n’incluraient pas un minimum de 30 % de matière recyclée, à l’horizon 2022.

Enjeu n°5 : l’acceptation par les consommateurs

Selon une étude Citeo de 2018, plus de 90 % des consommateurs voient d’un bon œil l’incorporation de matières recyclées dans les emballages. Cela tombe bien car, pour l’heure, plus de 50 % du polyéthylène recyclé est intégré à la fabrication de bouteilles.

Concernant les autres types de plastique, le compte n’y est pas à cause des enjeux vus précédemment. Seul l’avenir nous dira si tous les obstacles auront pu être franchis et si l’incorporation de plastique recyclé dans les emballages deviendra la norme.

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Les emballages plastique : ce que la loi peut apporter pour réduire le gaspillage alimentaire

Les emballages plastique : ce que la loi peut apporter pour réduire le gaspillage alimentaire

Les emballages plastique

Elle a fait l’actualité des derniers mois, surtout du côté des plus « écolo » qui lui reprochent un côté trop passif. Il n’empêche, elle a le mérite d’exister et de prendre à bras-le-corps une problématique de plus en plus prégnante. Elle, c’est la nouvelle loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, promulguée définitivement le 10 février 2020. 

Justement, quelles sont les mesures à venir pour lutter contre le gaspillage alimentaire ?

Les mesures générales portant sur les emballages plastique et le gaspillage alimentaire

La loi sur l’économie circulaire fixe plusieurs objectifs, tant chiffrés que datés. D’une part, ils visent à limiter l’utilisation d’emballages en plastique à usage unique. Ainsi, le gouvernement ambitionne :

  • d’atteindre un taux de recyclage des plastiques de 100 % en 2025 ;
  • d’interdire complètement la commercialisation des emballages plastique à usage unique en 2040.

Pour y parvenir, des jalons sont prévus chaque année jusqu’en 2025. Ils porteront notamment sur l’interdiction progressive des différents produits contenant du plastique à usage unique. Au-delà, de nouvelles étapes seront instaurées tous les cinq ans, jusqu’en 2040.

D’autre part, les objectifs portent sur le gaspillage alimentaire. Pour cela, un objectif de réduction de 50 % par rapport au niveau de 2015 a été inscrit dans le texte. Deux principaux domaines sont concernés, chacun ayant son délai d’application propre :

  • la distribution alimentaire et la restauration collective devront atteindre cet objectif en 2025 ;
  • la consommation, la production, la transformation et la restauration commerciale ont un délai plus long allant jusqu’à 2030.

Enfin, en vue d’accompagner ces mesures, d’autres plans d’actions sont prévus. Ils créent un lien direct entre les emballages plastique et le gaspillage alimentaire. Les deux plus importants concernent la vente en vrac et la vente en lots, qui seront détaillés par la suite.

La vente en lots : ennemie de la réduction des emballages et de la lutte contre le gaspillage alimentaire

Qui n’a jamais vu des fruits ou autres légumes sur leur étal soigneusement entourés d’un film plastique, seuls ou en lots ? Ce format facilite l’acte d’achat et/ou contribue à la protection du produit mais présente plusieurs inconvénients incompatibles avec le mode de pensée actuel.

Tout d’abord, les films plastique ne sont actuellement pas recyclables dans la majorité des départements français. Seuls les territoires ayant mis en place l’extension des consignes de tri portant sur le plastique offrent pour le moment cette possibilité. Or, à la mi-2019, cette mesure ne concernaient que 24 millions de Français, selon l’éco-organisme Citeo. Par ailleurs, même si 88 % des Français triaient leurs déchets en 2018, seuls 48 % d’entre eux le faisaient systématiquement. Au final, relativement peu de films plastiques sont susceptibles d’être recyclés. L’impact environnemental de ces fruits et légumes emballés n’est donc pas anodin.

De plus, l’achat en lots favorise le gaspillage alimentaire. Les consommateurs ont alors tendance à surestimer leurs besoins réels. Ils achètent donc un lot tout en sachant qu’ils n’ont pas besoin d’une telle quantité. La conséquence est qu’ils risquent de ne pas consommer une partie de ce lot, ce qui constitue une part non négligeable du gaspillage alimentaire. Pour preuve, le Ministère de la Transition écologique et solidaire annonce sur son site internet que 7 kg de déchets alimentaires non consommés et encore emballés sont jetés par personne et par an.

Pour faire baisser significativement ce chiffre, le gouvernement a décidé d’interdire le conditionnement contenant du plastique autour des fruits et légumes. Ainsi, au 1er janvier 2022, seuls les lots supérieurs à 1,5 kg, ainsi que les produits trop fragiles pour être vendus en vrac, pourront être enveloppés dans un emballage contenant du plastique.

Les avantages de la vente en vrac tels que prévus dans la loi sur le gaspillage alimentaire

Un effort devra également être consenti par les commerçants et les citoyens en termes de vente en vrac. Cette pratique déjà bien appliquée chez les partisans du « zéro déchet » va devenir dans quelques années beaucoup plus courante au sein des foyers.

Dans ce but, la loi sur le gaspillage alimentaire favorise la vente en vrac. Pour cela, plusieurs mesures sont proposées. Notamment, les commerces de vente au détail de plus de 400 m2 proposant des produits en vrac sont tenus de mettre à la disposition des consommateurs des contenants réutilisables adaptés. Ils doivent être propres et se substituer aux emballages à usage unique. Par ailleurs, le consommateur est en droit d’apporter son propre contenant, à condition qu’il soit adapté et propre. Un affichage explicitant ces critères, le commerçant est en droit de refuser l’emballage fourni par le consommateur s’il ne les respecte pas.

Acheter en vrac permet le plus souvent de n’acheter que le strict nécessaire. Ainsi, cette nouvelle habitude de consommation permettra de réduire le gaspillage alimentaire. Enfin, cela permettra de limiter drastiquement la quantité d’emballages plastique à usage unique mis sur le marché.

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Quelles sont les idées reçues sur l’économie circulaire ?

Quelles sont les idées reçues sur l’économie circulaire ?

les idées reçues sur l’économie circulaire

L’économie circulaire est une des solutions pour lutter contre le changement climatique. Adoptée en France début 2020, une loi définit les grandes étapes pour changer nos pratiques et adopter le cercle vertueux de l’économie circulaire. C’est une des clés pour lutter contre l’épuisement des ressources et la fin de la biodiversité. 

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Les objectifs sont nombreux : minimiser le gaspillage, créer des produits durables, repenser tout l’écosystème de fabrication, depuis l’éco-conception des produits jusqu’à leurs emballages. Face à cela, de nombreuses idées reçues sur l’économie circulaire persistent. Elles indiquent que le changement de culture, du producteur au consommateur, nécessite de la pédagogie et des informations vérifiées et claires. Voici quelques exemples d’idées reçues : 

L’économie circulaire coûte cher

Encore de nouvelles contraintes réglementaires imposées par l’Europe ! Certains industriels y voient exclusivement une hausse de leurs coûts. Pourtant, c’est la raréfaction des matières premières qui entraîne le plus souvent une augmentation des prix. Surtout quand elles sont extraites ou fabriquées de l’autre côté du globe, avec des coûts de transport importants. 

A l’inverse, anticiper les futures obligations légales est un levier d’innovation pour les services de Recherche & Développement. Entrer dans le cycle des 4R (réduire, recycler, recréer, réutiliser) permet d’exploiter à nouveau, voire à l’infini, des matières de base et donc de diminuer ses coûts de fabrication. 

Autre avantage, et non des moindres, l’économie circulaire permet une fabrication française et locale.  Le recyclage peut être internalisé ou réalisé à proximité. Cela coûte moins cher que d’envoyer des tonnes de déchets dans des pays lointains. 

A moyen terme, les investissements nécessaires sont vite rentabilisés. Le plus important est de changer les mentalités, de transformer une contrainte en opportunité. L’image de l’entreprise en sort renforcée ! L’adoption de pratiques tirées de l’économie circulaire devient un élément différenciant pour l’entreprise. Les consommateurs exigeants sont de plus en plus attentifs à des changements profonds plutôt qu’à des effets d’annonce. 

Chez Flexico, nous pensons que le respect de la planète va de pair avec une cohérence économique et un respect des consommateurs. Nous innovons et mettons une technologie de pointe au service d’une éco-conception de l’emballage, tout en maîtrisant les coûts. 

L’économie circulaire n’offre pas toute la sécurité nécessaire

Les scandales agroalimentaires, les perturbateurs endocriniens, les conséquences liées au glyphosate ont généré une méfiance des consommateurs. Ils veulent retrouver le goût de l’authentique, du sain et du sûr

Dans un monde où l’information, avérée ou non, circule vite, la pédagogie est essentielle. 

Prenons l’exemple de l’emballage alimentaire. La première obligation est de garantir la parfaite sécurité des consommateurs. En utilisant plusieurs fois des emballages en verre ou en carton, peut-on assurer une hygiène parfaite ? Cela fonctionne pour certains produits mais ne saurait devenir la règle pour tout type d’aliments. Il faut donc innover, réduire les sur-emballages non indispensables, tout en assurant une parfaite maîtrise de la sécurité et éviter toute contamination extérieure ! 

Lors de la pandémie de Covid-19, de nombreux commerçants ont refusé que leurs clients apportent leurs propres emballages pour les aliments proposés en vrac. Ainsi, dès qu’une crise sanitaire pointe à l’horizon, les vertus de l’emballage unique sont mises en avant ! 

Si le plastique souffre d’une image moins verte que le papier, le verre ou le carton, c’est surtout en raison d’une mauvaise information sur les nouveaux emballages existants. Peu de secteurs offrent autant d’innovation pour apporter à la fois la sécurité alimentaire et les vertus du recyclage.  

Chez Flexico, nous innovons pour assurer la sécurité de tous : les enfants, avec nos sachets Safegrip impossibles à ouvrir rapidement par les petites mains ; tous les consommateurs avec des emballages sans bisphénol A. Nous nous inscrivons dans l’économie circulaire également avec l’initiative SAVE FOOD pour lutter contre le gaspillage alimentaire qui représente ⅓ des aliments produits pour la consommation humaine. C’est aussi un élément clé de l’économie circulaire ! 

L’économie circulaire ne sert à rien

Les détracteurs du changement climatique et les fervents défenseurs d’une décroissance se rejoignent sur un point : toute mesure proposée est inutile car soit elle n’est pas nécessaire, soit elle est insuffisante ou arrive trop tardivement. Entre climato-sceptiques et écolo-pessimistes, les pragmatiques, les “faiseurs” ont du mal à se faire entendre. 

Dédiés aux consommateurs bobos ou aux entreprises adeptes du greenwashing, l’économie circulaire ne servirait-elle finalement à rien ?

Prenons l’exemple du tri sélectif : seul un français sur deux trie systématiquement, ce qui n’empêche pas le recyclage des emballages (70 % en 2018) et du papier (59 %) de progresser.  C’est 1.6 million de tonnes de CO2 évitées, soit l’équivalent de 780 000 voitures en circulation pendant un an ! (source : CITEO) Comment peut-on dire que cela ne sert à rien ? 

Dans notre monde de data, chaque petit pas, chaque avancée peut être mesurée, sur le court terme comme sur le long terme. Mais il faut réussir à faire entendre la voie du changement, les avancées quotidiennes et l’innovation. Les clients les plus exigeants, les plus conscients de l’impact de leur consommation, cherchent des informations claires et précises sur le cycle de vie du produit, les démarches des entreprises pour limiter leur impact environnemental et pour s’inscrire dans le cercle vertueux de l’économie circulaire. 

Pour ces consommateurs comme pour les détracteurs de l’économie circulaire, il est nécessaire de mesurer et de partager les données sur les résultats. 

Chez Flexico, nous innovons pour offrir à nos clients des emballages fabriqués en France, recyclables, sûrs, et nous mesurons les impacts en terme de coûts, d’image et de résultats auprès de nos clients. 

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Verre – papier – plastique : les grands repères, de la fabrication au recyclage

Verre – papier – plastique : les grands repères, de la fabrication au recyclage

 Verre - papier - plastique

Le verre, le papier et le plastique figurent parmi les matériaux d’emballages les plus utilisés dans notre quotidien. Au cours de leur vie, ils passent plusieurs fois entre les mains des consommateurs : de l’achat, au stockage, en passant par la consommation puis enfin le tri. Que sait-on réellement sur eux ? Quels sont leurs procédés de fabrication ? Comment sont-ils recyclés ? On vous dit tout dans cet article.

Le verre : de la fabrication au recyclage, le perpétuel recommencement

Selon le site futura-sciences.com, le verre est utilisé par l’homme depuis environ cinq millénaires. Les quatre grandes étapes de sa fabrication ont pourtant peu évolué. Malgré tout, une nouvelle phase est apparue depuis quelques années : le recyclage.

Tout commence par la silice contenue dans le sable. Il est fondu à environ 1500°C après avoir été mélangé à des fondants tels que la chaux, la potasse ou la soude. Dans cette mixture sont ajoutés de l’eau et des morceaux de verre recyclés.

Le verre ainsi obtenu est transformé à chaud, jusqu’à ce qu’il prenne la forme désirée. Son refroidissement lui permet de garder cette forme tout au long de sa vie. Sa résistance peut être améliorée par deux procédés complémentaires : le traitement thermique et la trempe.

Enfin vient l’étape de recyclage, à condition qu’une fois arrivé au stade de déchet, son tri soit bien effectué. Le verre est un matériau recyclable à l’infini. De plus, il fond à des températures moindres que la silice, ce qui fait que cette dernière étape de sa vie est plus économique et donc écologique. La seule limite est que la production de verre « neuf » nécessite a minima 20 % de verre recyclé. L’objectif actuel en France, est de tendre vers 100 % de verre recyclé d’ici 2025. Par ailleurs ce chiffre atteignait 78 % en 2017, selon l’ADEME.

Le papier et ses cinq vies

Qui dit papier dit bois, et plus précisément fibres de bois. On parle également de fibres vierges. Autrefois, le bois était issu de déchets de scierie, mais la demande mondiale a fortement augmenté. 

La pâte à papier en est issue après traitement chimique ou mécanique, puis mélangée à de l’eau voire à du papier recyclé. Ensuite, le papier est blanchi, là encore grâce à un procédé basé sur la chimie. Enfin, les feuilles sont formées après ajout de plusieurs composants, selon les propriétés souhaitées.

Une fois utilisé et trié, le papier en tant que déchet peut être recyclé. L’avantage principal est de pouvoir être réinjecté dans la fabrication de papier « neuf », le tout pour un coût écologique bien moindre. D’après Citeo, la consommation d’énergie et d’eau nécessaire à la fabrication du papier est en effet trois fois moindre avec du papier recyclé qu’avec des fibres vierges.

Actuellement, selon des chiffres de Citeo, trois millions de tonnes de papiers sont commercialisées chaque année. Le taux de recyclage en France atteint par ailleurs 59 %. 70 % des papiers recyclés redeviennent des papiers et, 20 % des emballages en carton. Au final en moyenne, les nouveaux papiers intègrent environ 40 % de fibres recyclées. Il a ainsi été calculé qu’un papier peut ainsi être recyclé cinq fois en moyenne, en considérant tous ces mélanges.

Fabriqué puis recyclé, les secrets du plastique

Majoritairement issu du pétrole, le plastique connaît un procédé de fabrication en quatre étapes, avant son éventuel recyclage en fin de vie. Des alternatives au pétrole, utilisant la cellulose, l’amidon ou le gaz naturel existent, mais elles restent marginales.

Ainsi, selon le site futura-sciences.com, tout commence à partir du naphta, un liquide issu du pétrole, préalablement craqué. Cela signifie qu’il est chauffé à 800°C puis refroidi brutalement jusqu’à 400°C. Ensuite vient l’étape de polymérisation, c’est-à-dire que les molécules obtenues se lient entre elles afin de former des chaînes de plastique. Ce dernier se présente alors sous la forme de poudre, de granulés ou de liquide.

Suivant diverses techniques de moulage, extrusion, injection ou thermoformage, ces poudres, granulés ou liquides prennent la forme du produit ou de l’emballage souhaité. Des colorants et autres additifs leur confèrent par ailleurs toutes sortes de propriétés selon l’usage auquel ils sont destinés.

Une fois en fin de vie, la plupart des plastiques peuvent être recyclés. Cela dépend des consignes de tri en vigueur dans les communes. Après des cycles de prélavage et de tri, ils sont broyés en paillettes. De nouvelles étapes de lavage, rinçage, essorage, séchage, tamisage interviennent avant que les paillettes deviennent des granulés. Ces derniers sont ensuite intégrés dans le cycle de production de nouveaux plastiques.

En fonction de la nature du plastique, la filière est différente et les débouchés variés. Selon des chiffres publiés en décembre 2019 par Citeo, 26,5 % des emballages plastique sont aujourd’hui recyclés. Ce chiffre grimpe à près de 60 % en s’intéressant uniquement aux bouteilles et autres flacons. L’extension des consignes de tri d’ici 2022 devrait permettre d’optimiser cette performance.

Le plastique ne peut pas être recyclé indéfiniment mais un bon tri et un bon recyclage permettent d’augmenter le nombre de cycles qu’il peut subir. Sa réintégration dans de nouveaux produits et emballages plastique dépend également de la nature de ces derniers. S’il y a contact alimentaire, les règles seront en effet beaucoup plus strictes. Enfin, certains plastiques ne sont ni compatibles avec un contact alimentaire, ni recyclables.

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Quelle différence entre recyclable et recyclé ?

Quelle différence entre recyclable et recyclé ?

Recyclable et recyclé

Beaucoup de personnes ont tendance à confondre les mots « recyclable » et « recyclé ». Pourtant, bien que partageant une racine commune, ces deux termes ne répondent pas à la même définition. Cet article va être l’occasion de bien les distinguer, une fois pour toutes.

Qu’est-ce qu’un matériau recyclable ?

Qui dit recyclage dit réintroduction, après traitement, dans la production d’un nouveau produit. Un matériau recyclable doit donc, notamment, répondre à cette exigence. De nos jours, la plupart des matériaux sont recyclables, à l’instar de :

  • l’acier ;
  • l’aluminium ;
  • le carton ;
  • le papier ;
  • le plastique ;
  • le polystyrène ;
  • le verre.

Ceux-ci proviennent de déchets ménagers et peuvent rejoindre des filières de recyclage spécifiques. Il existe également des filières réservées aux autres déchets, industriels ou issus des déchetteries, qui peuvent comprendre le bois, les pneumatiques, les déchets verts, les textiles…

Quelles règles pour qu’un matériau soit recyclable ?

L’éco-organisme Citeo a publié un guide des règles de recyclabilité afin de les comprendre. En effet, qu’un matériau soit intrinsèquement recyclable ne suffit pas. Il doit également répondre à un certain nombre de paramètres spécifiques.

Le matériau considéré peut être associé à un autre matériau dans un produit ou un emballage. Les deux peuvent même être intrinsèquement recyclables. Toutefois, s’ils appartiennent à des filières de recyclage différentes, seul l’élément principal sera effectivement recyclable. 

C’est par exemple le cas d’une étiquette papier enroulée autour d’une bouteille en plastique. Seule cette dernière pourra intégrer un processus de recyclage.

Par ailleurs, certains matériaux doivent répondre à des critères précis. C’est le cas du papier, du carton, du verre et du plastique. Pour commencer, le papier et le carton doivent être composés majoritairement de matériaux fibreux. Dans le cas contraire, ils ne seront pas recyclables.

Concernant le verre, certaines restrictions empêchent sa recyclabilité complète. Il s’agit par exemple de types de verres spécifiques, tels que le cristal ou la céramique, qui ne sont pas recyclables.

Le cas des plastiques est plus complexe, car ils doivent avant tout être catégorisés en fonction de leur composition. Il y a les plastiques souples d’un côté, puis les plastiques rigides, lesquels sont séparés en trois catégories : PET, PE/PP et autres. Les critères concernant les plastiques souples ou rigides sont relativement complexes. Le guide de Citeo en expose les détails. Selon ces critères précis, le plastique sera recyclable ou non. En tout état de cause, un plastique rigide qui n’appartient pas aux familles PET, PE ou PP n’est pas recyclable.

Comment reconnaître un matériau recyclable ?

Plusieurs logos existent en fonction du matériau. Si l’un d’entre eux est présent sur le produit ou l’emballage, alors il peut être recyclé :

  •  : concerne l’acier ;
  •  : concerne l’aluminium ;
  •  : le logo Triman est apposé sur les emballages recyclables qui peuvent être triés en tant que tel ;
  •  : le ruban de Moebius sans chiffre à l’intérieur indique que le matériau est recyclable.

Il ne faut pas les confondre avec les logos « Point vert », « Eco-Folio » ou « Citeo » qui indiquent uniquement que le producteur de cet emballage a versé sa contribution écologique à un éco-organisme.

Quelle est la différence avec un matériau recyclé ?

Dès lors, il est aisé de comprendre la différence entre un matériau recyclable et un matériau recyclé. Le premier possède un ensemble de caractéristiques lui permettant d’intégrer, théoriquement, une filière de recyclage existante. Le second a effectivement rejoint une telle filière et a pu être transformé en vue d’une intégration dans un nouveau produit.

Pourquoi tous les matériaux recyclables ne sont-ils pas recyclés ?

En effet, tous les matériaux recyclables ne sont pas recyclés. Pourquoi ? D’une part parce que le tri n’est pas effectué par l’ensemble de la population. D’autre part, quand bien même le tri serait réalisé, des erreurs peuvent parfois conduire à des « refus de tri ». Cela signifie qu’une benne contenant des produits non recyclables ne rejoint pas la filière de recyclage mais celle des ordures ménagères.

Les chiffres du recyclage en France en 2018, fournis par Citeo, illustrent bien cet écart. Si 88 % des Français trient seuls 48 % d’entre eux le font systématiquement. En découlent des taux de recyclage par matériau qui peuvent encore grandement être améliorés :

  • 44 % pour l’aluminium ;
  • 68 % pour les papiers et cartons, à détailler entre les briques alimentaires pour près de 53 % et les autres papiers/cartons pour 69 % ;
  • la performance pour le plastique est mauvaise, à moins de 27 %, se répartissant entre 58 % des bouteilles et flacons en plastique souple recyclées et à 4 % pour les autres plastiques ;
  • près de 87 % pour le verre.

Cas des plastiques : les raisons de l’écart important entre recyclable et recyclé

Il est important de noter, pour le plastique, que ces chiffres peuvent s’expliquer. En effet, les consignes de tri actuelles concernant les plastiques sont floues. Beaucoup de Français hésitent entre les plastiques à trier et ceux à jeter dans la poubelle d’ordures ménagères. De ce fait, en cas de mauvais choix, si du plastique non recyclable arrive dans la filière de recyclage, la benne sera éliminée. D’un autre point de vue, s’il est recyclable mais atterrit avec les ordures ménagères, il ne sera pas recyclé non plus.

Pour pallier cette problématique, une extension des consignes de tri concernant le plastique est testée depuis quelques années. Aujourd’hui, environ 24 millions de Français sont concernés. Pour les autres, l’objectif est de pouvoir envoyer la totalité des plastiques dans les filières de recyclage d’ici la fin de l’année 2022. Nul doute que ceci permettra d’accroître substantiellement les performances de tri et donc le taux de recyclage pour ce matériau.

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Qu’est-ce que la déclaration Citeo ?

Qu’est-ce que la déclaration Citeo ?

la déclaration Citeo

 

Chaque année, la réglementation impose à un certain nombre d’entreprises de réaliser une déclaration auprès de Citeo. Qui est concerné ? Que faut-il déclarer et pourquoi ?

Pourquoi faut-il réaliser une déclaration auprès de Citeo ?

Le code de l’environnement instaure le principe de Responsabilité élargie du producteur, ou REP. Dans ce cadre, l’éco-organisme Citeo est missionné pour centraliser les déclarations des entreprises concernées par la REP au titre des papiers et des emballages.

L’objectif est de récupérer une taxe proportionnelle à la quantité déclarée. Cette contribution permet ensuite de mettre en place des actions en faveur du recyclage et de la performance de l’économie circulaire. Le site internet de Citeo précise les axes privilégiés :

  • financement de la collective sélective ;
  • sensibilisation au tri des déchets ;
  • éco-conception et rentabilité des filières de recyclage.

Cette déclaration est obligatoire et doit être réalisée entre le 1er janvier et le 28 ou 29 février, concernant les tonnages émis l’année précédente. Par la suite, la contribution financière est à verser avant le 30 avril.

Que faut-il déclarer à Citeo ?

Seules les entreprises émettant des emballages ou des papiers graphiques sont concernées par la déclaration annuelle de Citeo (sachant que c’est la réglementation qui impose de la réaliser via cet éco-organisme). Toutefois, les critères sont nombreux et il existe des exceptions et des bonus. Citeo a publié sur son site trois guides à destination de leurs adhérents, en vue de simplifier leur lecture de la réglementation. Ceux-ci portent sur :

Les emballages ménagers à déclarer

Dans cet article ne seront abordés que les emballages ménagers. Il faut dès lors savoir que la totalité de ceux mis sur le marché en France doivent être déclarés. À titre d’exemple sont concernés :

  • les produits vendus dans les commerces accessibles aux particuliers ;
  • ceux vendus dans les commerces accessibles uniquement aux professionnels, si ces derniers les revendent ensuite à des particuliers ;
  • ceux vendus dans les distributeurs automatiques ;
  • ceux vendus puis consommés sur place ou non ;
  • les emballages de transport ;
  • les emballages entourant les lots de produits destinés aux consommateurs finaux…

De ce fait sont exclus les emballages des produits uniquement consommés ou utilisés par des professionnels, notamment les très grands formats, les emballages de regroupement restés dans les points de vente et les emballages souillés par des produits chimiques par exemple.

Focus sur la déclaration des emballages ménagers

En vue de simplifier la démarche pour les déclarants, Citeo optimise régulièrement son outil en ligne. Notamment, l’éco-organisme a réduit le nombre de lignes à remplir, en introduisant l’Unité de Vente Consommateurs (UVC) comme unité de référence.

Par ailleurs, une aide intuitive est proposée pour détecter rapidement et efficacement les éventuelles erreurs de saisie. Enfin, les petits producteurs, c’est-à-dire ceux qui émettent moins de 10 000 UVC annuellement, peuvent payer une contribution forfaitaire de 80 €. Pour cela, leur déclaration est validée en trois clics, constituant un gain de temps conséquent.

Qui est concerné par la déclaration Citeo des emballages ménagers ?

Émettre un ou plusieurs types d’emballages concernés par la déclaration n’est pas la seule condition nécessaire pour devenir adhérent à Citeo. Il faut être soit le premier à mettre sur le marché le produit emballé, soit un importateur, soit un producteur. Dans certains cas, le distributeur est également concerné.

Pour pouvoir réaliser sa déclaration annuelle, il est indispensable, au préalable, d’adhérer à Citeo. En effet, c’est l’unique éco-organisme compétent pour les emballages. Il est à ce titre habilité à recevoir les déclarations, à les traiter et à encaisser les contributions.

Les barèmes de l’éco-taxe, les majorations et les bonus dans le cadre de la déclaration Citeo

Différents selon le matériau, les barèmes exhaustifs figurent dans les guides publiés par Citeo. Concernant les emballages, le mode de calcul et le système de bonus-malus dépendent de plusieurs critères. Par ailleurs, il existe des situations dans lesquelles la déclaration peut être simplifiée. Citeo met à disposition, sur son site, des outils pour aider le déclarant à s’y retrouver.

En conclusion, les critères et les modes de calcul sont difficiles à appréhender dans nombre de situations. Pour autant, Citeo met tout en œuvre pour faciliter le travail de ses adhérents lors de la déclaration annuelle. Sachant que toute sous-estimation ou omission de déclaration est passible de lourdes amendes, il est conseillé de ne pas négliger cette étape indispensable et réglementaire. A fortiori, cette déclaration permet à chaque entreprise de mesurer factuellement les progrès de sa performance en économie circulaire.

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Qu’est-ce que l’éco-conception des emballages ?

Qu’est-ce que l’éco-conception des emballages ?

l'éco-conception des emballages ?

 

L’éco-conception consiste à concevoir des emballages ayant un impact environnemental moindre par rapport à celui des générations précédentes. Contrairement aux idées reçues, la simple réduction de la masse de matière n’est pas le seul levier envisageable. D’autres paramètres doivent être pris en compte, comme cet article le montrera.

Les enjeux de l’éco-conception des emballages

Éco-concevoir est devenu un enjeu majeur industriel. La pollution des océans due aux plastiques, la difficulté du recyclage, l’amoncellement des déchets… Autant de raisons qui démontrent que le moment est venu de changer son approche en termes de production. Parier en faveur d’un avenir plus vertueux, c’est notamment concevoir différemment les emballages.

Dans ce but, le Conseil national de l’emballage a mis au jour neuf enjeux qu’une démarche d’éco-conception doit impérativement intégrer :

  1. Réduire les impacts environnementaux des produits développés actuellement ;
  2. Conduire une réflexion en vue de réduire l’empreinte carbone des produits existants ;
  3. Identifier, puis maîtriser, chaque risque et coût relatifs au cycle de vie des produits ;
  4. Réduire autant que possible les coûts de transport, des matières premières et des emballages ;
  5. Savoir anticiper les critiques négatives provenant des diverses parties prenantes ;
  6. Prévenir les évolutions réglementaires pour mieux s’y préparer ;
  7. Considérer l’aspect environnemental comme un pilier de créativité et d’innovation ;
  8. Mettre en avant une démarche « verte » sincère pour obtenir le soutien du public ;
  9. Se démarquer de la concurrence pour conquérir de nouveaux marchés.

Dès lors, si chaque étape de la conception d’un emballage prend l’ensemble de ces enjeux en considération, cela rendra ledit emballage le plus vertueux possible. Ce n’est qu’à ces conditions que l’on pourra réellement parler d’éco-conception.

L’analyse du cycle de vie des emballages

Pour que l’éco-conception soit réalisée de la façon la plus efficace possible, il faut donc raisonner en termes de cycle de vie complet de l’emballage. Pour cela, il faut tout d’abord bien appréhender sa définition et comment se formalise son analyse.

Le cycle de vie d’un produit considère l’ensemble des étapes de sa conception à sa fin de vie. Il se décompose comme suit :

  • conception, par un bureau d’études par exemple ;
  • extraction ou fabrication des matières premières qui le composent ;
  • fabrication de l’emballage ou du produit ;
  • transport vers les différents entrepôts de stockage ;
  • utilisation par le client final ;
  • fin de vie, incluant le tri, le recyclage ou l’élimination.

En considérant chacune de ces phases, l’analyse du cycle de vie consiste à étudier leurs impacts sur l’environnement. Pour ce faire, il faut prendre en compte plusieurs aspects, parmi lesquels :

  • les écosystèmes, qu’ils soient terrestres, aquatiques, aériens… ;
  • l’épuisement des ressources naturelles ;
  • la santé des hommes.

Dès lors, une conception écologique est celle qui prendra en compte le plus de facteurs et en réduira les impacts au maximum.

Emballage éco-conçu : les leviers pertinents à prendre en compte

Le Conseil national de l’emballage a publié un guide méthodologique sur l’éco-conception. Il aborde six points-clés qui, associés à une analyse du cycle de vie approfondie, permettent de créer et exploiter des emballages plus respectueux de l’environnement.

  1. Prendre en compte chacune des parties intéressées dès la conception

La forme, la masse, le volume, le transport ou encore le format de poche ou familial sont autant de facteurs qui peuvent influencer à la fois le consommateur que le producteur. Faciliter la vie du premier peut parfaitement nuire au deuxième, et inversement. Une approche globale est donc primordiale.

  1. Ne pas négliger la perception de son utilisation par le consommateur

Le consommateur peut avoir l’impression de gaspiller du produit, de perdre son temps à ouvrir un emballage ou de ne pas maîtriser son impact sur l’environnement. Dès lors, il va chercher à acheter le produit le plus à même de le rassurer sur ces aspects. La réponse d’un industriel peut passer par des éco-recharges, des ouvertures et fermetures faciles ou par une facilité de préhension optimale.

  1. Raisonner sur l’ensemble du cycle de vie pour éviter tout transfert d’impact

Il ne faut pas qu’en améliorant de façon démesurée un aspect du cycle de vie, un autre s’en trouve totalement dégradé. Sinon au final, l’impact environnemental de l’emballage sera moins vertueux, ce qui serait contre-productif.

  1. Optimiser la quantité de produit de l’emballage

Que ce soit en termes de masse ou de volume, l’emballage doit rester résistant lors de son utilisation, du transport et du stockage. En jouant sur certains paramètres, il est cependant possible de réduire la quantité de matière. Parfois, en modifiant légèrement la forme du contenant, il est possible d’en empiler plusieurs. Cela sera bénéfique en termes de stockage et de transport et donc pour l’environnement.

  1. Rationaliser l’utilisation des ressources naturelles lors de la phase de production

Les ressources naturelles sont consommées à diverses étapes du cycle de vie, notamment lors de la production ou du transport. Il est dès lors possible d’utiliser moins de matières, telles que pour l’emballage en tant que tel ou pour les encres utilisées pour l’étiquetage. Par ailleurs, la réduction de la consommation des véhicules par unité transportée peut passer par l’augmentation du nombre d’unités chargées via l’optimisation de leur volume ou des flux logistiques. 

  1. Ne pas oublier de considérer la fin de vie des emballages

Enfin, le dernier point-clé de l’éco-conception porte sur la gestion de la fin de vie de l’emballage. Peut-il être réemployé ou recyclé facilement et à faible coût ? Quelle est la valeur ajoutée des matériaux utilisés après recyclage ? Le consommateur est-il suffisamment informé sur ces aspects ?

Éco-concevoir un emballage est le fruit d’un long processus de réflexion. Le chemin pouvant être semé d’embûches, plusieurs outils d’aide à la décision ont été développés. Sans les citer de façon exhaustive, il existe FEEL, proposé par Citeo, l’éco-organisme qui gère la fin de vie des emballages et des papiers pour plus de 28.000 entreprises en les transformant en nouvelles ressources. Il s’agit d’une application disponible gratuitement sur Internet pour les adhérents Citeo, qui permet notamment un diagnostic rapide.

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L’utilisation de plastique recyclé dans les emballages

L’utilisation de plastique recyclé dans les emballages

plastique recyclé dans les emballages

 

Les emballages plastique peuvent être recyclables et d’autres recyclés. Cette dernière typologie de plastique connaît alors une deuxième vie dans des applications diverses, parfois pour de nouveaux emballages. Cet article fera le point sur la situation actuelle à cet égard, en se basant sur la réglementation. Il tentera enfin de lister les bénéfices et les freins à l’utilisation de plastique recyclé dans les emballages.

Plastique recyclé dans les emballages : état des lieux

À l’heure actuelle, le plastique recyclé ne peut pas être utilisé dans des emballages destinés au contact alimentaire, à l’exception des bouteilles. Toutefois, il est très utilisé dans les emballages ménagers et industriels. Une étude du Conseil national de l’emballage, parue en janvier 2019, pose la situation en France.

Le polyéthylène recyclé dans les emballages alimentaires

La France met entre 300 000 et 350 000 tonnes de bouteilles en PET sur le marché chaque année. Un peu plus de la moitié est recyclée, soit entre 170 000 et 200 000 tonnes, dont 75 % est de couleur claire. En 2016, 43 % de ce PET clair recyclé, également appelé rPET clair, a été introduit dans la fabrication de PET pour de nouvelles bouteilles. Cette proportion est passée à 50 % un an plus tard, soit l’équivalent d’environ 70 000 tonnes. Le reste du PET, clair ou foncé, est majoritairement utilisé dans la fabrication de fibres textiles.

Si la proportion de PET clair recyclé est nettement supérieure à celle du PET foncé ou opaque, c’est à cause des additifs qui lui donnent sa couleur. Cela les rend plus difficilement recyclable. Les industriels privilégient donc le PET sans colorant afin de maximiser le rendement lors du recyclage.

Les autres plastiques recyclés mais non incorporés dans des contenants alimentaires

Quatre familles de plastiques sont principalement recyclées en France, puis utilisées pour fabriquer de nouveaux emballages. Il s’agit des polyéthylènes haute et basse densité PEHD et PEBD. Les débouchés sont spécifiques à la matière.

Ainsi, le rPEHD, pour PEHD recyclé, est utilisé dans la fabrication de tubes, de pièces pour l’automobile… Le rPEBD quant à lui sert plutôt dans les sacs poubelle et les films de palettisation.

Que dit la réglementation sur l’utilisation de plastique recyclé dans les emballages ?

Au niveau européen en décembre 2018, un accord a été signé. Il s’agit de la Directive SUP pour « Single Use Plastics ». Cet accord prévoit qu’à l’horizon 2030, toutes les nouvelles bouteilles en plastique devront contenir au moins 30 % de matière recyclée.

Concernant l’aptitude au contact alimentaire des plastiques recyclés, un cadre réglementaire a été défini par le règlement (CE) n° 282/2008 de la commission du 27 mars 2008.

Plus récemment, en début d’année, la France a adopté la loi sur l’économie circulaire. Elle ouvre la voie à une obligation d’incorporation minimale de matière recyclée pour certains produits et matériaux. Des décrets d’application viendront préciser ces éléments ultérieurement.

Globalement, la réglementation est frileuse et pauvre sur cette thématique. Pourtant, malgré des freins bien identifiés, fabriquer de nouveaux emballages grâce au plastique recyclé présenterait des bénéfices, notamment pour l’environnement.

Quels sont les bénéfices et les freins à l’incorporation de matière recyclée dans les emballages plastique ?

La France vise les 100 % de plastiques recyclés d’ici 2025. Derrière ce vœu pieux se cache une réalité plus contrastée. Tout d’abord parce que le plastique ne peut pas, en l’état actuel des connaissances, être recyclé indéfiniment. De plus, une fois recyclé et incorporé dans d’autres produits non recyclables, le seul débouché est l’incinération. Dès lors, les freins à l’utilisation du plastique recyclé dans les nouveaux emballages sont nombreux.

Les raisons qui freinent l’utilisation du plastique recyclé dans les emballages

D’un point de vue qualitatif, un plastique recyclé contient toutes sortes de polluants qu’il a absorbés durant sa vie précédente, notamment en tant que déchet. Le nettoyage tel qu’il est réalisé à l’heure actuelle ne permet en effet pas de l’en débarrasser, réduisant ses qualités intrinsèques, telles que la solidité notamment. Les débouchés sont donc limités par cet aspect et le contact alimentaire ne peut en aucun cas en faire partie. La sécurité des consommateurs passe avant les bénéfices pour l’environnement.

Le cas du PET vu précédemment est légèrement différent, mais il connaît tout de même une dégradation de sa pureté. Il ne peut donc être recyclé qu’une seule fois en vue d’un contact alimentaire. Au-delà, il devra être utilisé pour d’autres produits.

Enfin, l’aspect économique n’est pas neutre non plus. En effet, les gisements en plastiques recyclés restent faibles. Or, la fabrication des emballages est gourmande en matière première et elle doit être assurée en toutes circonstances. Compter sur le recyclage pour fournir cette matière première est à l’heure actuelle trop délicat. De plus, obtenir un plastique recyclé pur pour certains usages revient cher. Plus cher parfois que le coût de la matière « neuve » issue des ressources naturelles comme le pétrole. À ce titre, le plastique recyclé peine encore à rivaliser.

Les bénéfices environnementaux plaident pour l’utilisation de plastique recyclé dans les emballages

Si la recherche et le développement de nouvelles techniques pouvaient lever ces freins, nombre de bénéfices pourraient plaider en faveur de l’incorporation de plastique recyclé dans les nouveaux emballages.

Tout le plastique qui ne finit pas incinéré est forcément meilleur pour l’environnement. Le recyclage est donc avantageux. Il a été prouvé que la production d’une tonne de plastique recyclé nécessite jusqu’à neuf fois moins d’énergie que le plastique « vierge ». C’est l’équivalent de deux à trois tonnes équivalent carbone non produites. Ces chiffres divergent selon la famille de plastique :

  • recycler une tonne de PET permet d’économiser 83 % d’énergie par rapport à la fabrication d’une tonne de PET vierge ;
  • pour le PEHD, ce chiffre monte à 89 %.

Enfin, du côté des consommateurs, une étude Citeo-Ademe publiée en 2014 a révélé que la présence des matière recyclée dans les emballages était bien perçue par 61 % des Français.

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